Élevage porcin : des allègements de charges pour 9 millions d'euros

Élevage porcin : des allègements de charges pour 9 millions d'euros

Après une discussion avec les représentants de la filière, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a promis des allégements de charges et un soutien à l'investissement. Il se dit également prêt à intervenir pour réguler les promotions à répétition sur le porc vendu en grandes surfaces, qui accentuent la crise de la filière.

Selon les éleveurs, les cours actuels du porc leur permettent à peine de survivre: "il nous manque 20 centimes par kilo pour s'en sortir", assure Paul Auffray, président de leur fédération (FNP) pour qui, "la guerre des prix condamne l'élevage français à court terme".

Le ministre, qui souligne l'impact aggravant de l'embargo russe sur une filière déjà en crise, a annoncé des allègements de charges pour 9 millions d'euros et un soutien à l'investissement de 65 millions d'euros au total, dont 20 millions immédiatement au titre du deuxième plan d'investissement agricole (PIA), afin d'accroître la compétitivité des élevages français.

"La réunion a aussi permis de sensibiliser les banques (au sort des éleveurs) en les appelant à renégocier les taux d'intérêt des emprunts", a-t-il ajouté au terme de plus de deux heures de réunion avec la totalité des acteurs - éleveurs, abatteurs, transformateurs, distributeurs... Selon les trois banques présentes, 10% des éleveurs sont actuellement en défaut de paiement.

En finir avec les "promos" de la GMS

"Aujourd'hui 60% de la viande de porc est vendue en promotion par la GMS à des prix qui couvrent à peine les coûts de production : j'ai la possibilité de prendre un arrêté pour encadrer ces opérations dès lors qu'elles perturbent le marché", a indiqué Stéphane  Le Foll.

Le ministre a demandé aux représentants de la GMS d'engager une concertation avec l'interprofession pour parvenir à une solution. "J'ai préféré leur laisser jusqu'à la fin avril pour me faire une proposition", a-t-il dit.

Plusieurs mesures devront également garantir l'accès des exploitants aux dispositifs favorisant l'emploi des jeunes et des seniors.

La réunion, la première de cette ampleur depuis avril 2013, a rassemblé mardi une quarantaine de représentants de la filière autour du ministre - éleveurs, abatteurs, transformateurs et distributeurs.

Au même moment le tribunal de commerce de Coutances (Manche) examinait le sort des abattoirs AIM et de leurs 500 employés. Un an après la fermeture de GAD dans le Finistère.

Source avec AFP

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