Etude Sifco : Fortes disparités des coûts d'équarrissage en Europe

Claudine Gérard

L'organisation, le financement et les coûts de l'équarrissage dans les principaux bassins européens s'avèrent très différents, notamment en relation avec la concentration de l'élevage et la surface du pays.

A la demande du Sifco, le cabinet Alinea vient de terminer une étude comparative sur l'organisation, les modalités de financement et le coût de l'équarrissage des animaux trouvés morts dans les exploitations, les ATM, en France, Pays-Bas, Danemark, Espagne, et au Royaume-Uni. Il en ressort que le système en place, qu'il soit libéral ou non, n'explique pas les écarts importants constatés entre les coûts. Ceux-ci sont directement liés à la densité d'élevage et à la taille du pays, sachant que les coûts de collecte sont de loin les plus importants, devant ceux du traitement et de la destruction de ces ATM. Les États de petite taille, sans relief, avec une densité d'élevage et une spécialisation par espèce comme le Danemark ou les Pays-Bas, se trouvent dans une position beaucoup plus favorable que de «grands pays», moins spécialisés comme l'Espagne ou le Royaume-Uni.

Les auteurs de l'étude Sifco constatent qu'il n'y a aucune corrélation entre les choix institutionnels des États étudiés et leurs performances économiques. (Sifco)

Les auteurs de l'étude Sifco constatent qu'il n'y a aucune corrélation entre les choix institutionnels des États étudiés et leurs performances économiques. (Sifco)

Les États participent de façons très diverses aux coûts de l'équarrissage : de 0 au Danemark à 100% dans certaines régions allemandes, le reste étant totalement financé par les éleveurs. Sauf en France, où les abatteurs participent au financement et où à la fois les éleveurs et l'État figurent parmi ceux qui participent le moins.

Dans tous les bassins étudiés, on assiste à une concentration des opérateurs et à une affectation d'un territoire par un opérateur, laissant finalement peu de choix à l'éleveur. Par ailleurs, l'organisation du système de l'équarrissage est très spécifique selon les pays. Elle va d'un système mutualiste avec un seul opérateur, jusqu'à un système très libéral ou encore un système d'assurance, sans qu'aucun de ces modèles ne justifie d'une meilleure compétitivité. Enfin, les auteurs soulignent une harmonisation progressive des règles relatives aux ATM en raison de l'homogénéisation des réglementations nationales et de la réforme en cours de la réglementation européenne.


Pour en savoir plus

Voir article complet dans Réussir Porcs de novembre 2008. (R. Porcs n°154, p. 52-53)


(1)Syndicat des industries françaises des co-produits animaux

Source Réussir Porcs Novembre 2008

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