Inaporc lance une nouvelle campagne de communication grand public

Claudine Gérard - Réussir Porcs Mai 2012

© Inaporc

Terminés les spots télés et radios. Pour sa nouvelle campagne de communication, Inaporc a choisi la presse papier et des visuels faisant la promotion de VPF et de toute la filière porcine française.

Guillaume Roué, président d’Inaporc.

« Maintenant que les cotisations à l’interprofession reposent sur le volontariat, Bruxelles ne peut plus nous empêcher de communiquer ni sur le fond, le cochon, ni sur la forme, à savoir le cochon français ! »

Si le budget de communication reste équivalent aux années passées, avec 2,8 à 3 millions d’euros, la campagne que vient de lancer Inaporc marque des changements notables. Le support tout d’abord : terminées télévisions et radios « qui nécessitent des budgets colossaux pour avoir un impact significatif », selon Guillaume Roué, président d’Inaporc. Le support choisi est donc le papier : la presse quotidienne régionale dans un premier temps, puis la presse hebdomadaire régionale, et des parutions dans 16 titres de presse magazine féminins et cuisine de mai à décembre. En octobre, c’est la presse quotidienne nationale (Le Monde, Le Figaro…) qui sera le support de communication. « Avec ce plan, plus de 78 % de la cible, à savoir les responsables des achats de 25 à 49 ans, devraient être exposée à la campagne, avec en moyenne cinq visuels vus, soit plus de 47 millions de contacts », précise Rachel Rivière, chargée de mission à l’Interprofession.

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© Inaporc

Promouvoir VPF et la profession dans son ensemble

Autres supports et autres visuels. Le slogan « On est tous fous de porcs » cède la place à des visuels mettant en avant le « made in France ». Une possibilité que l’interprofession n’avait pas il y a un an pour raisons réglementaires. En effet, jusqu’au 1er janvier 2011, l’interprofession était financée au travers d’une CVO, Cotisation volontaire obligatoire, considérée au niveau européen comme de l’argent public. Et par conséquent interdisant Inaporc de communiquer sur l’origine France. Or depuis cette date, la CVO s’est transformée en CV, cotisation volontaire, « ce qui nous autorise à utiliser nos budgets comme bon nous semble », se réjouit Guillaume Roué. C’est donc le parti pris de mettre en avant VPF qui justifie les quatre premiers visuels de cette campagne. Les deux premiers représentent des « consommateurs supporters du cochon bleu blanc rouge », en argumentant sur la traçabilité « de la ferme à l’assiette ». Les deux autres visuels sont le début d’une série qui mettra en avant tous les maillons de la filière porcine française. D’abord les éleveurs, les consommateurs et un charcutier. Viendront les fabricants d’aliment, abatteurs, salaisonniers… « C’était une réelle demande des professionnels qui souhaitaient mettre en avant les différents métiers de la filière, associer VPF et prendre la parole sur notre métier de façon positive », justifie Didier Delzescaux, directeur d’Inaporc.
La campagne qui débute va donc tenter de capitaliser sur le logo VPF qui semble déjà bénéficier d’une bonne notoriété. La dernière enquête Ipsos commandée par Inaporc annonce que pour 65 % des personnes interrogées, le logo est spontanément connu et reconnu, et la notoriété est qualifiée de bonne. Par ailleurs, Didier Delzescaux annonce que l’accord interprofessionnel de décembre 2010 est correctement respecté, et l’étiquetage des produits du porc est satisfaisant. En rayon Libre service (seul endroit où des relevés précis peuvent être faits), 90 % de la viande fraîche porte la mention VPF et 50 % des produits de charcuterie respectent l’accord VPF, avec environ 30 % de produits portant le logo, ce qui est normal compte tenu des importations nécessaires à ce secteur, en particulier pour les jambons dont la France est structurellement déficitaire. Enfin, cette campagne correspond aussi au lancement du nouveau logo d’Inaporc dont le précédent datait de la création de l’interprofession.
     

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