L’Anses pour un usage encadré de l’oxyde de zinc

Claudine Gérard - Réussir Porcs Juin 2013

L’Anses pour un usage encadré  de l’oxyde de zinc
Pour des raisons environnementales, il est recommandé de n'utiliser l'oxyde de zinc que dans les ateliers avec engraissement sans traitement des lisiers avant épandage. © D. Poilvet

Saisie le 12 mars 2012 par la DGAL pour mener une évaluation bénéfice/risque de l’utilisation de l’oxyde de zinc dans l’alimentation des porcelets sevrés pour la prévention des diarrhées, l’Anses a rendu sa copie et publié son rapport d’expertise collective disponible sur le site anses.fr.
Les principales conclusions sont les suivantes :
- Son efficacité à la dose de 3 100 ppm pour une durée maximale de 14 jours est démontrée pour la prévention des maladies digestives. Mais son efficacité contre les formes graves ou la maladie de l’œdème et son efficacité curative ne sont pas documentées à ce jour.
- Le risque environnemental via l’épandage du lisier est avéré pour les différents compartiments (sédiments, eau, terre), avec un niveau d’impact qui dépend du type d’élevage et de la teneur en zinc des aliments tout au long de la période d’élevage.
- La résistance éventuelle de bactéries à l’oxyde de zinc n’est pas connue.
En conséquence, l’Anses apporte quelques recommandations :
- Au regard du risque environnemental lié à l’oxyde de zinc, il est recommandé de ne l’utiliser que dans les ateliers avec engraissement, sans traitement des lisiers avant épandage, et en baissant les teneurs en zinc des aliments d’engraissement avec l’utilisation de phytases qui valorisent ces apports.
- Dans les cas d’affections sévères ou de maladie de l’œdème, le recours aux antibiotiques, en particulier la colistine, reste privilégié, mais avec un suivi des résistances.
- L’autorisation éventuelle de l’oxyde de zinc comme prémélange médicamenteux pour les porcelets en post-sevrage devrait s’accompagner de la mise en place d’une surveillance de la résistance au zinc, de la résistance croisée avec certains antibiotiques, et d’une surveillance annuelle des quantités utilisées au niveau national.

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