La Cuma de Piré-sur-Seiche a adopté le DPA : Un passage de l'épandage à la fertilisation »

Michel Portier

La Cuma de Piré-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine) utilise pour la quatrième saison une tonne à lisier haut de gamme équipée d'un système DPA, assurant à ses adhérents un épandage de précision à moindre coût.
Attelée à un tracteur de 200 chevaux, la tonne à lisier Samson de 20 000 litres est équipée d'une rampe à pendillards de 18 mètres et de deux pompes centrifuges, l'une pour le remplissage en bout de bras, l'autre pour la vidange à l'avant de la cuve. « À l'époque, c'était la seule marque à offrir cette technologie à deux pompes centrifuges. Cela nous permettait de diminuer le temps de pompage et de se prémunir des risques de bouchage à la vidange, même avec des lisiers épais de bovins, explique Paul Diot, président de la Cuma. La pompe centrifuge en association avec le capteur de débit et la vanne de régulation procurent une grande précision du DPA, quelle que soit la dose (5 à 60 m3/ha) et la vitesse d'avancement. On travaille en moyenne entre 8 et 12 kilomètres/heure ».

La rampe à pendillards a été préférée à l'enfouisseur pour son coût, sa largeur de travail et son moindre besoin de puissance. (FDC Cuma 35)

La rampe à pendillards a été préférée à l'enfouisseur pour son coût, sa largeur de travail et son moindre besoin de puissance. (FDC Cuma 35)

30 000 m3 épandus par an

Outre la précision d'application, le DPA permet une facturation précise au m3, facilitant la gestion des chantiers en prestation de service. « Avec un investissement de 115 000 € (il y a quatre ans), cela nous imposait de partir sur une organisation en prestation de service avec un chauffeur compétent et habitué, permettant d'assurer un bon débit de chantier et de faire du volume », justifie Paul Diot. Dès sa deuxième saison, la tonne a épandu plus de 30 000 m3 de lisier. « Les adhérents ont rapidement compris qu'entre la qualité d'épandage et le débit de chantier, le coût rendu racine était intéressant », assure le président. La facturation combine un prix au m3 de un euro et une prestation (tracteur-chauffeur) à l'heure de 45 €. « Le tarif est forcément très dépendant de l'éloignement du chantier. Lorsque la parcelle est tout près de la fosse, on dépasse les 100 m3 par heure, ce qui représente un coût minimal de moins de 1,50 € du m3. »
Pour atteindre un tel niveau de performance, la Cuma a fait le choix d'une rampe à pendillards. « C'est selon nous la solution qui offre le meilleur compromis entre la largeur de travail, la puissance nécessaire et la valorisation du système DPA. Le gain que pourrait apporter un enfouisseur dans la valorisation du lisier est difficilement justifiable au regard du surcoût, du besoin de puissance et de la diminution du débit de chantier qui l'accompagnent. »

Travail de nuit

La Cuma a préféré investir dans un système de guidage GPS qui permet de respecter scrupuleusement la largeur de travail de 18 mètres et de travailler de nuit. Et, d'après Paul Diot, le guidage est loin d'être un gadget, « au printemps, lorsqu'il y a des pics d'activité avec les épandages sur prairie, maïs et blé, nous mettons en place deux équipes. Il nous arrive d'atteindre 20 heures de chantier sur 24 heures… »

Source Réussir Porcs Mars 2011

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