Le problème de la répartition des marges à nouveau soulevé

Dominique poilvet - Réussir Porcs Décembre 2012

Le problème de la répartition  des marges à nouveau soulevé
Les rayons libre service dégagent le plus de marge car ils nécessitent peu de main-d’œuvre. © D. Poilvet

La publication du dernier Observatoire des prix et des marges montre que la part des dépenses alimentaires revenant à l’agriculture reste inférieure à celle allant à l’industrie et au commerce.

Le problème de la répartition  des marges à nouveau soulevé

Les derniers chiffres publiés par l’Observatoire des prix et marges, présentés le 13 novembre dernier par Philippe Chalmin, son président, confirment le problème de la répartition des marges sur l’ensemble de la filière alimentaire. Quand le consommateur dépense 100 euros pour son alimentation, seulement 7,60 euros reviennent à l’agriculteur, alors que le commerce perçoit 21 euros et les industries agro-alimentaire 11 euros. « Les produits achetés sont de plus en plus élaborés », justifie Philippe Chalmin. Au rayon de la charcuterie, les marges de la grande distribution sont confortables, avec une marge nette de 5,9 %. Il en est de même pour la volaille (5,1 %). « Ces rayons étant majoritairement en libre-service, les charges de personnel sont faibles ».

Le problème de la répartition  des marges à nouveau soulevé

À l’inverse, les fruits et légumes et les produits laitiers dégagent moins de 2 % de marge nette à cause de main-d’œuvre importante pour la mise en rayon. Le rayon boucherie est même déficitaire (- 1,9 %), « car il y a beaucoup de salariés pour préparer la viande avant qu’elle soit en rayon ». Des résultats immédiatement contestés par la Fédération nationale bovine (FNB) et la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), qui dénoncent le manque de transparence de la distribution.

« La revente à perte étant interdite, comment les GMS 

Capture d’écran 2

parviennent-elles à un résultat négatif ? » Selon ce rapport, la hausse du prix des matières premières a cependant fait évoluer la répartition des marges brutes. Face à l’augmentation des produits agricoles, les marges de l’industrie de la charcuterie se seraient maintenues, alors que celle des GMS et des abattoirs se serait réduite sur des produits comme le jambon cuit.

Pour Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine (FNP), le rapport Chalmin confirme que la priorité est « de redonner les moyens réglementaires d’équilibrer les relations commerciales dans les filières, notamment grâce à une révision de la Loi de modernisation de l’économie (LME) ».

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires