Les abatteurs pour un renforcement des partenariats avec la production

Dominique Poilvet Réussir Porcs Novembre 2011

Thierry Meyer, groupe Bigard.(D. P.)
« Il est plus que temps de doter VPF d’une véritable politique de marque, avec la mise en place d’actions de communication auprès des consommateurs. »
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En assemblée générale le 27 septembre dernier à Paris, le Syndicat des entreprises françaises des viandes SNIV-SNCP (1) présidé par Jean-Paul Bigard, a soutenu l’idée de nouvelles voies de partenariats entre abatteurs et producteurs : « sur la base de cahiers des charges, de volumes sécurisés, pour une catégorie donnée, avec une saisonnalité des livraisons et un prix toujours en corrélation avec la réalité du marché… ». Dans son rapport d’orientation, Jean-Paul Bigard a insisté sur ce dernier point, dénonçant non pas la contractualisation proposés dans la dernière loi de modernisation agricole (LMA), mais l’obligation de contractualiser, et redoutant ainsi la réduction des relations économiques à une contrainte administrative. « Imaginer qu’à la faveur d’un décret, le modèle actuel fondé sur l’état de l’offre et de la demande européenne mutera instantanément en un modèle basé sur les coûts de production est illusoire. »

Un marché européen dont il dénonce également les effets pervers : « nos clients salaisonniers s’arbitrent au plus bas prix sur le marché européen biaisé par les distorsions de concurrence ». Pour preuve, l’application de l’accord sur l’étiquetage d’origine et l’utilisation du logo VPF marque le pas. Selon l’enquête mensuelle du SNIV-SNCP réalisée en juillet et août dernier, la mention d’origine n’est plus indiquée que sur un quart des jambons cuits, et moins de 5 % pour les autres produits de charcuterie. « L’utilisation du logo VPF est en repli, et l’accord signé par l’ensemble des familles d’Inaporc n’est pas respecté », affirme Thierry Meyer, directeur de la branche porc du groupe Bigard et vice-président d’Inaporc. Pour le SNIV-SNCP, il est plus que temps de doter VPF d’une véritable politique de marque, avec la mise en place d’actions de communication auprès des consommateurs. « Il faut leur dire que l’achat d’une viande VPF est un acte citoyen. Ça marchera, en tout cas, nous, les abatteurs, nous y croyons. » 

(1) Le SNIV-SNCP regroupe les entreprises industrielles françaises du secteur de la viande bovine, ovine et porcine. Il représente 96 % des abattages de porcs en France et 70 % des abattages de gros bovins. Parmi ses adhérents : Abera, AIM, Bernard, Bigard, Cooperl Arc Atlantique, Kermené, Louis Gad…

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