Les machines à soupe gagnent en précision

Dominique Poilvet - Réussir Porcs Mai 2013

Les machines à soupe gagnent en précision
Que l’installation soit ancienne ou neuve, un contrôle complet en trois points est indispensable. © D. Poilvet

Pour obtenir des performances de haut niveau, la précision de la distribution des machines à soupe est un élément essentiel. Les fabricants font évoluer leur matériel pour améliorer leur fiabilité.

Pour en savoir plus

Les machines à soupe gagnent en précision

Voir dossier de Réussir Porcs de mai 2013. R. Porcs n°204, p. 18 à 30.

Le constat fait par les Chambres d’agriculture est alarmant. Sur dix machines à soupe contrôlées, quatre pèsent mal. La précision et l’homogénéité des distributions dépasse trop souvent les 3 % tolérés. La faute à des installations souvent vieillissantes, selon Hervé Roy de la Chambre d’agriculture de Bretagne. Selon lui, elles sont trop rarement vérifiées. Que l’installation soit ancienne ou neuve, un contrôle complet en trois points est indispensable : pesée de la cuve de préparation, quantités distribuées à l’auge, et homogénéité de la soupe. Le fabricant d’aliment Terdici ajoute un quatrième point en confrontant la quantité théorique d’eau et d’aliment et ce qui est réellement distribué.
Conscients des enjeux de la précision des distributions de soupe, les fabricants relèvent le défi technique et proposent des solutions innovantes. Avec un simple variateur de fréquence, Tuffigo-Rapidex contrôle précisément le débit de la distribution, et donc les quantités distribuées, en analysant en permanence la variation de poids de la cuve. Contrôles techniques à l’appui, l’EARL Villaury apporte la preuve de l’efficacité de cette approche.
Le concept Modulosonde d’Acemo calcule automatiquement les quantités d’aliment consommées par les truies pour éviter tout refus dans l’auge. Avantages de ces sondes : limiter le temps de travail, économiser l’aliment et optimiser les performances techniques. Le Gaec des Roses à Neulliac est l’un des premiers élevages à bénéficier de cette avancée technique, et confirme son intérêt.
Big Dutchman met de son côté l’accent sur l’alimentation liquide des porcelets en post sevrage avec l’Hydro Air. À ce stade physiologique, non seulement les quantités distribuées doivent être précises, mais la qualité de la soupe doit être irréprochable. Convaincu de l’intérêt d’assurer une continuité entre le lait maternel et la soupe en engraissement, Philippe Huet a adopté en 2012 le matériel allemand pour son post sevrage. Il nous détaille sa manière de gérer un mode d’alimentation qui, s’il est bien maîtrisé, permet d’exploiter pleinement le potentiel de croissance des porcelets.

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