Mise aux normes et rénovation : Le parc bâtiment porc Aquitain a besoin d'un bon lifting

Dominique Poilvet

Une étude réalisée par l'interprofession Aquitaine chiffre à 60 millions d'euros le coût de la rénovation du parc bâtiment porc dans la région pour la période 2008-2013.

A partir d'une enquête réalisée auprès de 220 éleveurs de la région, l'interprofession Aquitaine (Inpaq) a précisément chiffré le coût de la modernisation des bâtiments porcins à près de 60 millions d'euros sur cinq ans. « 50 % des constructions ont plus de 20 ans chez les naisseurs-engraisseurs », détaille Christophe Dutertre, de l'Inpaq. Cette proportion monte à 80 % chez les post sevreurs-engraisseurs, dont la moitié de plus de 30 ans. « Un quart des bâtiments des engraisseurs purs sont à détruire », souligne-t-il. Enfin, seulement 11 naisseurs ou naisseurs-engraisseurs sur les 88 enquêtés sont aux normes bien-être.
La problématique du Sud-Ouest est complexe.

En Aquitaine, les fonds de garantie Inpaq développement concernent désormais tous les investissements nouveaux. (D. Poilvet)

En Aquitaine, les fonds de garantie Inpaq développement concernent désormais tous les investissements nouveaux. (D. Poilvet)

Fond de garantie pour tous les investissements nouveaux

La région doit, comme les autres régions européennes, absorber le coût des contraintes réglementaires que l'Ifip évalue entre 10 et 15 c/kg de carcasse. « L'Aquitaine doit aussi surmonter le double handicap de la taille des outils et de leur manque de spécialisation », ajoute Christophe Dutertre. « En France, le temps de travail annuel par truie passe de 35 h pour les élevages de moins de 50 truies, à 17 h pour les plus de 350 truies. Que ce soient des projets d'entrepreneurs individuels ou des projets d'ateliers collectifs, les maternités collectives de 500 à 1000 places ou des post-sevrages et engraissements de 800 à 1200 places sont des solutions qui vont dans le bon sens », estime-t-il. Suite à cette étude, l'Inpaq a décidé d'élargir les conditions d'intervention du fonds de garantie Inpaq développement, qui concerne désormais tous les investissements nouveaux : création, rénovation, extension, transmissions d'entreprise et prises de participation des salariés ou associés d'exploitation. Ils sont plafonnés à 50 % maximum des investissements (65 % pour les JA), ou à 450 000 € par associé, dans la limite de 3. Pour obtenir cette aide, l'éleveur doit être adhérent à un groupement. Par ailleurs, l'Inpaq prend partiellement en charge les études d'impact, à hauteur de 40 % dans la limite de 5000 € par projet. « L'objectif est d'aider les éleveurs à élaborer des études d'impact plus complètes, afin qu'il y ait moins de projets rejetés par l'administration », conclut C. Dutertre.

Source Réussir Porcs Février 2009

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