Note de conjoncture - Secteur de la viande porcine : Stabilité des cours en Europe du Nord et en France, baisse en Espagne

Office de l'Elevage / DEP

Dans le bassin de production du Nord de l'Europe, la tendance est, globalement, à la stabilité : les prix sont reconduits en Allemagne (à 1,70 €/kg) malgré le fait que le 3 octobre (fête nationale) tombe cette année un vendredi : le long week-end n'a pas eu l'effet favorable attendu sur la consommation. Les cours sont également stables au Danemark (1,40 € le kg). Ils reculent d'un centime aux Pays-Bas (1,32 €/kg) et gagnent deux centimes en Belgique (1,26 €/kg).

En Espagne, les prix poursuivent leur baisse : ils reculent de 4 centimes, à 1,153 € le kg dans un contexte de légère surproduction.

A Plérin, la cotation reste stable sur la semaine, à 1,392 € le kg. La demande a été moins forte que prévue, notamment du côté de la grande distribution. En semaine 40, les abattages se sont élevés à 405 769 porcs, d'un poids moyen de 91,34 kg. Pour la semaine 41, les estimations font état de 401.295 porcs abattus pour un poids moyen de 91,11 kg.


Secteur de la viande ovine

Dans l'UE, en semaine 39, le prix moyen des agneaux lourds est en hausse de 1 % sur la semaine, à 3,95 €/kg. Les cours sont fermes en particulier au Royaume-Uni où ils gagnent 1,3 % (soit 17,5 % par rapport à 2007).

En France, le prix moyen des agneaux de boucherie est stable sur la semaine, à 5,68 € le kg. Les cours sont reconduits dans la totalité des Commissions régionales. L'offre et la demande sont faibles, le marché est atone. La période du ramadan, traditionnellement propice à la consommation, n'aura pas eu l'effet escompté.

Plus généralement, la décapitalisation du cheptel français s'accélère encore cette année : alors que le cheptel de brebis avait reculé de 3 % entre décembre 2006 et décembre 2007, les abattages d'ovins de réforme ont augmenté, en têtes, de 12,6 % sur les 8 premiers mois de 2008 par rapport à la même période de 2007. Cette décapitalisation tendancielle est due, depuis le début des années 2000, principalement à la baisse structurelle de la consommation, contrairement aux années 1990 où la concurrence étrangère (d'Océanie notamment) était surtout en cause.

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