Systèmes informatiques et classement : Uniporc sécurise le présent et prépare l'avenir

Claudine Gérard

Les responsables d'Uniporc travaillent activement pour mettre en place un nouveau système informatique de collecte des données en abattoir et commencent l'installation du dispositif de classement Image Meater qui remplacera le CGM dans quelques mois.

Les ingénieurs d'Uniporc travaillent depuis plusieurs mois sur deux très importants chantiers. D'une part, il s'agit de remplacer le système informatique actuellement en place dans les abattoirs. D'autre part, il faut progressivement équiper chaque outil du procédé de classement des carcasses qui remplacera à terme la méthode du CGM utilisée aujourd'hui.
Paul Pommeret, directeur, rappelle toute l'importance du système informatique de pilotage de ligne (SPL) mis en place par Uniporc dans les abattoirs. « Notre système informatique est en amont de toutes les opérations de l'abattage. Il fournit l'information à tous les autres systèmes informatiques propres à chaque abattoir ». Or, l'ancien système a été mis en place en 1995, ce qui pose des problèmes de maintenance et de disponibilité de pièces détachées. « Et en cas de panne de notre système, c'est tout l'abattoir qui s'arrête ! », souligne Pascal Le Duot, sous-directeur qui ajoute que pour cette simple raison, tous les nouveaux dispositifs en abattoir sont aujourd'hui doublés pour qu'en cas de panne, le basculement sur l'appareil « jumeau » soit immédiat. Par ailleurs, les progrès dans ce domaine sont tels que les matériels récents offrent évidemment beaucoup de nouvelles propriétés. Après l'étude des systèmes disponibles sur le marché, le choix d'Uniporc s'est porté sur l'allemand CSB System. « Ce système nous permettant de satisfaire toutes nos exigences, je ne vois pas pourquoi nous l'aurions réécris », justifie Paul Pommeret. « Avec ce nouveau système et les solutions internet, les éleveurs peuvent disposer de leurs données Uniporc avec cinq critères synthétiques sur leur portable quinze minutes après la fin de l'abattage, ce qui leur permet de réagir très vite. Et prochainement, l'Eternet nous offrira encore d'autres applications. »

Aujourd'hui, 27 abattoirs doivent ainsi être équipés du nouveau dispositif de pilotage de ligne, et ceci avec le même système informatique. La difficulté est de l'adapter à des configurations toutes différentes entre les outils. « À chaque fois, nous devons faire du sur mesure avec l'objectif qu'au final nous aboutissions à une seule version », précisent les dirigeants. « C'est la raison pour laquelle nous avons pris du retard par rapport à nos objectifs. Nous pensons raisonnablement que tous les sites seront équipés dans un an. »

Uniporc cherche à trouver une méthode de classement non invasive dans la carcasse et à réduire la main-d'oeuvre pour abaisser les cotisations Uniporc. (C. Gérard)

Uniporc cherche à trouver une méthode de classement non invasive dans la carcasse et à réduire la main-d'oeuvre pour abaisser les cotisations Uniporc. (C. Gérard)

 

Une méthode de classement non invasive

Autre gros chantier, celui du classement des carcasses. Depuis plusieurs années, Uniporc travaille sur ce dossier afin de trouver une alternative au classement par le pistolet CGM. Deux objectifs : trouver une méthode non-invasive dans la carcasse au cas où les règles sanitaires interdisent cette pratique qui pourrait véhiculer des contaminants d'une carcasse à l'autre. Deuxième objectif, réduire la main-d'oeuvre pour abaisser les cotisations Uniporc. « La masse salariale représente 80 % de nos coûts. Si nous voulons contrôler l'inflation de la cotisation, il nous faut comprimer ces coûts », explique Paul Pommeret qui prévient que tout sera fait pour qu'il n'y ait pas de licenciement, et que c'est au fur et à mesure des départs en retraite que les effectifs seront revus à la baisse.
Pour trouver la solution à ce remplacement du CGM, Pascal Le Duot a réalisé de nombreuses mesures en abattoir avec des systèmes de classement existant à l'étranger (Autofom, lectures d'images…). Il en est clairement ressorti que seul le procédé Image Meater permettait un classement des carcasses fiable, indépendant du site d'abattage, et reproductible. « Avec l'Autofom par exemple, il nous est arrivé d'obtenir cinq points d'écart de TMP sur un même cochon que nous passions plusieurs fois ! », témoigne-t-il.
Rien de cela avec l'Image Meater. Ce procédé repose sur la lecture par une caméra de onze mesures précises sur la carcasse. Le classement des carcasses est obtenu avec une équation de prédiction reposant sur ces onze mesures. Autre avantage de ce matériel, il est développé par le même fournisseur que le système informatique, CSB System… Ce qui, évidemment, simplifie la cohérence entre la ligne de pilotage et le classement des carcasses.

Aujourd'hui, l'Image Meater est en place à l'abattoir Gad de Lampaul Guimillau (29). Il fonctionne en continu, parallèlement à la lecture de classement par CGM qui, reste l'outil de référence. Cette double lecture permet de valider la pertinence du classement obtenu par l'Image Meater. « Depuis sa mise en fonctionnement il y a un an, les résultats sont tout à fait similaires avec ceux obtenus par CGM », se réjouit Pascal Le Duot. Les abattoirs vont donc progressivement être équipés avec l'Image Meater. « Nous leur demandons simplement d'effectuer les travaux de génie civil qui se résument à une dalle de 2,5 m environ et, dans quelques cas, à l'installation d'un rail de dérivation des carcasses mises en observation sanitaire par la DV. Pour le reste, nous nous en chargeons avec des configurations de chaînes pas toujours optimales pour y placer l'Image Meater. Là aussi, la situation est à étudier au cas par cas », souligne Paul Pommeret qui estime que les 18 plus importants abattoirs de la zone Uniporc Ouest seront opérationnels pour utiliser l'Image Meater début 2013.

Source Réussir Porcs Mai 2011

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