Un décret facilite la création ou l'extension de porcheries

Un décret facilite la création ou l'extension de porcheries

Les éleveurs de porcs pourront désormais plus facilement créer ou agrandir leurs porcheries, après parution d'un décret au Journal Officiel, malgré l'opposition des défenseurs de l'environnement.

Jusqu'à présent, les installations d'élevages porcins de grande taille étaient soumises à de longues validations pour mesurer leur impact environnemental. Mais la profession, qui affirme que la mauvaise situation de la filière économique porcine est en partie liée à des contraintes administratives trop lourdes, demandait depuis longtemps une simplification de ces procédures.

A partir du 1er janvier 2014, les élevages compris entre 50 et 450 porcs auront donc simplement à faire une déclaration et ceux de 450 à 2.000 porcs (ou inférieurs à 750 truies) n'auront qu'à s'enregistrer, selon ce décret publié par le ministère de l'Ecologie.

Au-delà de 2.000 animaux, une autorisation restera requise.

Jusqu'à présent, les élevages de moins de 450 bêtes pouvaient simplement s'enregistrer mais toute ouverture ou extension au-dessus de 450 animaux nécessitait une autorisation assortie d'une longue enquête administrative afin de vérifier l'impact environnemental.

De nombreuses installations de porcheries ou d'autres élevages de grosse taille suscitent des oppositions locales ainsi que d'associations de protection de l'environnement ou des animaux, comme le projet de ferme géante dite "des 1.000 vaches" dans la Somme. En juin, l'association Eau et Rivières de Bretagne (ERB) avait écrit au Premier ministre pour lui demander de ne pas assouplir cette règlementation.

La Cour de justice européenne a de son côté constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre la pollution aux nitrates sans toutefois lui infliger de sanctions pécuniaires à ce stade.

Source AFP

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Commentaires 16

oupsss

entre les porc gavé d'antibio , les pommes qui subissent 40 passages de phyto en moyenne...ca donne envie.
mais bon il ya tjs pire je connais quelqu'un qui s'est lancé dans l'elvage de faisan , une vraie usine a medicament , des especes tellement peu faite pour l'elevage que meme en tres petit nombre , elles se suicident , se mutilent

AVI51

Il faut penser aussi aux régions qui sont déficitaires en élevage. Pour ces régions comme la mienne, avoir autant d'obstacles pour créer un élevage est un non sens. Pourtant je n'entend pas beaucoup de voix pour dénoncer cette situation et nous continuons à importer des déjections et des poulets.
Pour les antibiotiques, en poulets à part des poussins qui arrivent malades, nous n'avons pratiquement jamais utilisé d'antibiotiques : depuis 13 ans au maximum 5 lots ont été traités sur plus de 100 lots qui sont sortis de nos poulaillers

martine

@le dindonnier
Pas facile de payer une écotaxe sur des transports d'effluents..
Et les antibiotiques , pas de problèmes avec les antibiotiques ?

@ledindonnier

ouf les jeunes font bouger les lignes ....c'est vrai que pouvoir etendre les batiments et concentré encore plus la production dans une seule region la bretagne , c'est une sacrée avancée..... le dindonnier va nous le dire la bretagne represente quelle pourcentage de production animale francaise? donc le grand progres c'est de produire des cereales bien loin en france ( mais surtout une bonne partie a l'etranger dont au bresil) de les ramener en bretagne , puis de produire dela viande medicalisé par antibiotique en bretagne, et de renvoyer la production a l'autre bout de la france ( et aussi pour les poulets bretons pas terrible pas mal a l'etranger) et en plus exporter les effluents d'elevage a l'autre bout de la france.... c'est vrai le dindonnier le systeme parait somme tout assez logique pfffff ... et on parle de bon sens paysan
on est dans une situation ou dans le sud ouest les laiteries importe du lait breton car plus assez de producteur demain l'usine fermera ou partira
je pense que la position de geo n'a rien d'anti productiviste ... penser a produire le moins loin possible des lieux de consommation ne veut pas dire ne plus produire, essayer d'anticiper demain quand le petrole sera rare et cher ( et tout cses transports a travers la france et l'europe hors de prix) c'est la une vraie reflexion de bon sens , ou il faudra produire avec moins d'intrants
quant au semis simplifié, il y a boire et a manger la dedans , si c'est des gens qui font des tcs intensif remue de la terre dechaume 3, 4 fois , pour finir avec des rotations mediocres avec des graminées resistantes au sulfo en 5 ans , autant que ceux la reprennent la charrue

le dindonnier

Je ne suis pas de votre avis. La jeune génération fait bouger les lignes. Dans mon dpt le semis simplifié est de plus en plus présent, des essais d agroforesterie sont mis en place, on s'intéresse de plus en plus à la vie microbienne des sols... et tout ça ce sont des jeunes en systeme conventionnel qui le vulgarisent. Notre systême à besoin d'évoluer mais n'est pas pret à exploser!! Je n'ai jamais été favorable à la monoreligion du productivisme mais je suis encore moins pour la pensée unique du "antiproductiviste".
Pour en revenir au sujet de l'article, les techniques existent aujourd'hui pour gérer les effluents des productions porcines et avicoles et même les exporter vers des régions déficitaires en matière organique. Dans le cas oû les effluents sont maitrisés, je trouve que ce décret va dans le bon sens.

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

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