Vent porteur pour la vente de proximité

C. Gérard et D. Poilvet - Réussir Porcs Novembre 2011

© Sylvain Lebas
Les perspectives sont bonnes pour les circuits courts.

Même si les volumes concernés restent très faibles au regard de la production, les circuits de vente alternatifs (vente directe, vente en ligne, circuits courts…) connaissent un succès croissant et peuvent constituer une voie de diversification pour les éleveurs.

Pour en savoir plus

Vent porteur pour  la vente de proximité

Voir dossier de Réussir Porcs de novembre 2011. (R. Porcs n°187, p. 14 à 28)

Recherche de proximité, de convivialité, de produits considérés comme « sains »… Les études confirment que les nouvelles attentes des consommateurs sont pleinement satisfaites par les circuits de vente alternatifs : vente à la ferme, sur les marchés, magasins spécialisés et de proximité, circuits courts élaborés avec des partenaires locaux… Ce consommateur en quête de proximité ne répond pas à un standard précis. Il fait ses courses chez Lidl ou Carrefour, mais veut aussi pouvoir s’approvisionner aussi dans ces circuits « courts » qui connaissent aujourd’hui un développement intéressant. Pour les éleveurs attirés par la vente, ces circuits permettent de diversifier leurs activités, d’apporter un complément de revenu, voire d’embaucher.
L’Ifip et les chambres d’agriculture ont mis en place des moyens pour accompagner les éleveurs intéressés. Car on ne s’improvise pas commerçant. Tenir compte de sa clientèle potentielle : rurale, urbaine, âgée ou jeune, et de sa « typologie », afin d’adapter l’offre de produits, savoir accueillir… Autant de conditions de réussite qui expliquent que la rentabilité varie considérablement selon les cas, comme le montre l’enquête Ifip qui sera d’ailleurs réactualisée cette année.
Les exemples de vente directe ne manquent pas. À l’image de ce que font Christine et Guy Vincent dans la Nièvre, la plupart ont misé sur des produits de qualité, aussi bien en termes de production (génétique, poids des carcasses) que de transformation.

Les nouvelles attentes des consommateurs sont pleinement satisfaites par les circuits de vente alternatifs

Certaines structures coopératives se lancent également dans la vente de proximité. Terrena utilise ses outils d’aval multi-espèces pour promouvoir la marque d’Anvial et la commercialiser en profitant de sa notoriété locale et d’arguments portant à la fois sur la qualité et la santé. Pour les éleveurs, l’investissement de base est minime et la plus value conséquente. Plus au sud, les éleveurs de porc périgourdins, réunis dans le groupement Périgord Porcs, ont sollicité les entreprises locales pour élaborer et commercialiser une nouvelle marque de jambon sec. Ici aussi, la plus-value est au rendez-vous, grâce à une communication efficace et surtout un produit d’excellente qualité.
Dernier-né des circuits de vente alternatifs, le commerce en ligne a aussi le vent en poupe, et peut s’appliquer à la vente de viande. La coopérative Cavac se lance dans le commerce en ligne, profitant de son activité « multiviandes » pour offrir des colis « à la carte » que l’internaute compose selon ses goûts.
Ces quelques exemples démontrent que la vente de proximité peut revêtir de multiples aspects. Pour certains, l’investissement matériel et humain est conséquent, et exige des compétences qui vont bien au-delà de l’élevage de porcs. Pour d’autres, la mutualisation des efforts dans une structure limite les risques. Mais au final, si l’activité est bien maîtrisée, la plus-value permise par ce commerce de proximité est toujours au rendez-vous.

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