Pleinchamp.com, votre site d’expertise agricole - Retour à l'accueil
Facebook Twitter google+ Youtube

Découvrez les Services Experts

  • Météo
  • Grandes cultures
  • Élevage
  • Porcs
  • Viticulture
  • Énergie
Agriculteurs, clients du Crédit agricole, informez-vous ici

Mon espace
pleinchamp

Mot de passe oublié ?
Imprimer
Jean-Michel Serres : Nous devons rassembler nos efforts autour de VPF"

« Nous demandons une aide à la modernisation des élevages ». (C. Gérard)

04/11/11
Porcs

Jean-Michel Serres : Nous devons rassembler nos efforts autour de VPF"

Quelques jours après le conseil d’administration de la Fédération nationale porcine (FNP), Jean-Michel Serres, président, livre sa vision d’une filière porcine en proie à de grandes difficultés.

Identité

Jean-Michel Serres est éleveur de porcs dans la Somme (80), à la tête d’un élevage de 280 truies naisseur-engraisseur et président de la FNP depuis 2005.

Que pouvez-vous dire aux éleveurs qui désespèrent de voir les cours décoller ?

Nous sommes évidemment très inquiets face à cette conjoncture et à l’état des trésoreries qui ne cessent de se dégrader, avec un prix cadran qui stagne et pas de baisse sensible du prix de l’aliment. Aujourd’hui, les coûts de production s’établissent à environ 1,55 €/kg pour un prix payé de 1,40 €/kg.

Tout le monde convient que la situation est difficile partout. Le nombre de truies chute dans des pays comme le Danemark, mais les abattages, eux, restent stables, en grande partie parce que la baisse des effectifs est compensée par les gains de productivité. Dans ces conditions, on ne voit pas bien comment il sera possible pour l’ensemble des producteurs de se mettre aux normes pour les truies dans les délais.

Quelle solution pour accompagner les éleveurs dans cette mise aux normes ?

Nous devons d’abord dresser le constat que, compte tenu des critères d’éligibilité en vigueur, très peu d’élevages vont pouvoir bénéficier du relèvement du plafond de l’aide à 50 000 € par exploitation qui a été obtenu. Et l’on peut craindre qu’il ne soit pas possible, dans ces conditions, d’utiliser l’enveloppe de 60 millions qui a été accordée. C’est pourquoi nous demandons une aide à la modernisation des élevages, modernisation qui va de pair avec la mise aux normes des truies. J’ai cru comprendre que le ministre de l’Agriculture y était favorable. Il faut aujourd’hui que les groupements de producteurs fassent un état des lieux de la situation des élevages pour utiliser au mieux la totalité de cette enveloppe. C’est un dossier crucial, comme celui des aspects réglementaires qui nous préoccupe.

 Les règles d’installations classées ont toutefois été assouplies ?

L’application des nouvelles règles reste très laborieuse. À notre connaissance, une vingtaine de dossiers à peine pourraient bénéficier des nouvelles dispositions dans le cadre de regroupement des élevages ! Et encore, ces dossiers ont beaucoup de difficultés à aboutir ! C’est, avec l’aide à la modernisation et d’autres sujets, un dossier que nous allons soumettre en priorité au ministre de l’Agriculture, sans oublier évidemment tous les problèmes de distorsions de concurrence.
 

Récemment, la FICT a signé l’accord dit du 3 mai, sur la prise en compte de la volatilité du prix des matières premières. Les négociations pourront donc commencer ?

Nous nous en réjouissons bien évidemment ! Cette signature a clarifié la situation, et la balle est bel et bien aujourd’hui dans le camp de la grande distribution à qui il appartient de demander plus de viande VPF. Nous avons des raisons de penser que, en début d’année, cela a permis de soutenir le cours français. Cela ne semble plus le cas aujourd’hui, avec en particulier l’arrivée en rayons de jambons allemands à bas prix.

La grande distribution n’exigera VPF que si le consommateur est demandeur. Est-ce bien le cas ?

 Il faudrait en effet pouvoir investir en communication auprès du grand public. Cela pourrait être du ressort d’Inaporc qui consacre un budget conséquent, de 3,5 millions d’euros, pour une communication générique sur la viande de porc. Communiquer plus spécifiquement sur l’origine France, notre savoir-faire, pourrait être très fédérateur et dynamisant. Or, aujourd’hui, il est interdit pour l’interprofession de communiquer sur VPF, marque française, tant que les ressources financières resteront issues de CVO, contributions volontaires obligatoires, donc considérées comme de l’argent public.

Il faudrait transformer cette CVO en CV, non obligatoire, ce qui rendrait la communication VPF « euro compatible ». Il s’agit d’une décision politique délicate qui nécessite une grande maturité dans la filière, ce qui ne semble pas acquis à ce jour. Et pourtant, nous n’avons pas le droit à l’erreur, car perdre des moyens financiers reviendrait à perdre notre capacité à communiquer sur notre production. Pour la FNP, il n’y a rien de contradictoire entre l’action collective au niveau national et le rôle des organisations économiques dans nos régions.

Source : Reussir Porcs octobre 2011

Claudine Gérard
Imprimer

Derniers commentaires postés

Aide téléphonique

Besoin d'informations ? Cliquez ici ou contactez

(depuis un téléphone fixe en France métropolitaine,
 hors surcoût éventuel selon opérateur)
lundi-vendredi : 9h-18h ; samedi : 9h-16h