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Réussir Aviculture

27/03/08
Volailles / lapins

Abattage : Proximité et services pour « Éleveurs de la Champagne »

Filiale du groupe Gastronome, le dernier abattoir industriel de poulets de la région mise sur le poids du groupe et sur son assise régionale.

L'abattoir de poulets Éleveurs de la Champagne est situé à Caurel, tout près de Reims. Il emploie environ 200 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 36 millions en 2007 pour une dizaine de millions de poulets abattus (standard, certifié et label Malvoisine) et 20 000 tonnes de marchandises commercialisées.

Depuis la fin du mois de novembre 2007, il est co-dirigé par Isabelle Lebas pour la direction opérationnelle et par Jean-Luc Alnet pour la direction générale, déjà responsable pour Gastronome, du pôle volailles classiques. Le départ en retraite du directeur général Jean-Pierre Desprez est l'occasion d'afficher plus clairement l'empreinte du groupe coopératif ligérien, l'actionnaire majoritaire avec 55 % du capital. Celui-ci est présent depuis 1994 à Caurel. Plutôt que de disparaître, sous la double pression de la grande distribution en aval et des groupes volaillers nationaux en amont, l'abattoir coopératif a préféré s'associer avec Synavi, précurseur de Gastronome.
Pour Jean-Luc Alnet, dans un contexte économique qui évolue, les atouts de l'abattoir et de la région sont nombreux. « Avec la montée en puissance des coûts énergétiques, la donne change. La massification à outrance des outils industriels est terminée. C'est pourquoi Gastronome mise sur plus de proximité entre les bassins de production et les bassins de consommation. »

Le nouvel atelier de découpe d'Éleveurs de la Champagne. Le découpage des poulets est piloté par ordinateur et le devenir de chaque poulet dépend de son calibre. (P. Le Douarin)

 

Potentiel de développement important

D'où le soutien du groupe aux outils dromois (Bernard Royal Dauphiné) et champenois, même si des recadrages ont eu lieu dans les deux régions, avec les fermetures des abattoirs dinde de Lens (62) et de Pizançon (26). « Gastronome ne laisse pas tomber ces régions », résume Jean-Luc Alnet.
Les arguments en faveur d'une aviculture en Champagne-Ardenne sont nombreux pour les responsables de Gastronome et d'Éleveurs de la Champagne. Ici, l'agriculture est surtout dominée par les productions végétales. Pour des exploitants raisonnant en chefs d'entreprise, l'élevage hors-sol apporte des complémentarités en termes d'occupation de main-d'oeuvre, de valorisation des matières premières, de recyclage de matières organiques. À condition d'être suffisamment rentable. Sur ce point, la concurrence des abattoirs belges perturbe les opérateurs français. Sur toute la zone Nord, il se produirait de l'ordre de 700 000 poulets par semaine, avec des rémunérations pouvant atteindre jusqu'à 10 euros de MPA/m2/lot. Mais, en contrepartie, aucune garantie de prix n'est apportée pour des cours du poulet qui fluctuent à la semaine.

Au plan géostratégique, trois autoroutes connectent l'abattoir de Caurel aux grands bassins de consommation français (métropoles lilloise, lyonnaise et parisienne) et européens (Belgique, Allemagne…). La zone de chalandise est donc vaste. Depuis toujours, pour se démarquer de la concurrence des groupes extérieurs, Caurel a misé sur le service. Ainsi, l'abattoir insiste sur ses livraisons 6 jours sur 7, et sur ses capacités d'ajustement. Le développement des produits sous atmosphère contrôlée (« sous at ») avec une date limite de consommation allongée de six jours ne suffira bientôt plus. Désormais la GMS s'oriente vers le zéro stock en magasin et le transfert à ses fournisseurs de l'ajustement en temps réel de l'offre et de la demande.

Adaptation technologique

Toute la production abattue est vendue en frais. En 2007, le site abattait en moyenne 175 000 poulets par semaine, dont les deux tiers — essentiellement du poulet classique — étaient découpés sur obus ou partiellement sur des machines. Depuis 2001, le site possède une plateforme logistique qui reçoit chaque jour les autres produits du groupe. Jouant sur l'effet gamme, elle les redistribue avec ses produits frais. Pour gagner en compétitivité, et répondre aux demandes de produits « sous at », il fallait investir dans l'automatisation et l'emballage. Un atelier découpe a été entièrement construit sur le modèle de l'abattoir de Nueil-les-Aubiers, avec du matériel Stork. Il « tourne » depuis le mois d'octobre. Cet atelier peut absorber 175 000 poulets par semaine. Pour jouer à fond l'identité Gastronome, et si besoin échanger de la marchandise, Caurel emploie les mêmes barquettes, les mêmes étiquettes que les autres sites, avec des produits frais classiques et certifiés aux cahiers des charges identiques. Avec l'automatisation, la cadence s'est améliorée sans nuire aux conditions de travail.

Douze postes ont été supprimés. Toutefois, certaines opérations restent manuelles, comme les transferts de coffres, la levée finale des filets, la mise en barquettes. Les rendements découpe se sont améliorés, d'où un meilleur temps de retour des 3,6 millions d'euros investis. La montée en puissance de l'outil est attendue cette année, si la grande région est capable de suivre la demande. La balle est dans le camp de la production.

Source : Réussir Aviculture Mars 2008

Pascal Le Douarin
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