Antibiotiques dans l'aliment : Quatre anticoccidiens évalués par l'Efsa

Pascal Le Douarin

L'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) a examiné les risques de contamination croisée par quatre anticoccidiens contenus dans les aliments pour volailles.

Pour maîtriser les coccidioses — le monensin, la salinomycine, la semduramicine et la maduramicine — sont largement utilisés dans l'aliment des volailles. Le 28 janvier dernier, l'Esfa a rendu public ses conclusions sur leurs risques pour les espèces non-cibles(1).

Parmi les espèces non-cibles, les chevaux sont particulièrement sensibles aux ionophores. (DR)

Parmi les espèces non-cibles, les chevaux sont particulièrement sensibles aux ionophores. (DR)

Risques négligeables

En effet, malgré les précautions prises dans les usines d'aliment, un certain pourcentage résiduel de ces produits peut contaminer les lots de fabrication qui sont ensuite élaborés. D'où le risque potentiel pour d'autres espèces : chevaux, petits ruminants, porcs, lapins, chiens, chats, mais aussi pour les volailles (canards avec le monensin, dindes avec la salinomycine ou la semduramicine).
L'Esfa a estimé la limite maximale d'introduction accidentelle sans effets toxiques pour les animaux non-cibles. Elle a été fixée à 2 % du maximum pour la salinomycine chez le cheval, à 5 % maximum du niveau autorisé pour le monensin et à 10 % du maximum pour la senduramicine et la maduramicine.
Pour un consommateur qui consommerait ces animaux exposés involontairement, le risque est considéré comme négligeable avec le monensin et la salinomicine à 10 % du niveau maximum. Faute de données, l'Efsa ne peut l'évaluer pour la semduramicine et la maduramicine.

(1) www.efsa.eu, rubrique avis scientifiques.

Source Réussir Aviculture Mars 2008

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