Aux Pays-Bas, un très ambitieux plan de réduction des antibiotiques utilisés en production avicole

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Mai 2013

Aux Pays-Bas, un très ambitieux plan de réduction des antibiotiques utilisés en production avicole
La profession a décidé de ne plus employer certaines familles de molécules en couvoir (céphalosporines, fluoroquinolones) et de réduire volontairement d’autres. © P. Le Douarin / archives

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Aux Pays-Bas, un très ambitieux plan de réduction des antibiotiques utilisés en production avicole

Voir dossier de Réussir Aviculture de Mai 2013. R. Aviculture n°186 p. 12 à 25.

Aux Pays-Bas, la pression politique et médiatique a poussé les Pouvoirs publics à imposer un objectif de réduction de 70 % de l’emploi des antibiotiques. À la fin des années 2000, des abus d’antibiotiques ont été constatés en volaille. Ces traitements préventifs peu onéreux visaient à sécuriser le démarrage et à optimiser la croissance. Le secteur avicole était devenu l’un des plus gros consommateurs en Europe. Dans le même temps, les autorités constataient un risque de montée en puissance des antibiorésistances en santé publique. « Mise sous le feu de l’actualité, la profession a relevé le défi », résume André Van Straaten, chargé de la durabilité des productions hors-sol aux Pays-Bas. La profession a décidé de ne plus employer certaines familles de molécules en couvoir (céphalosporines, fluoroquinolones) et de réduire volontairement d’autres. Le programme a débuté en 2010, en prévoyant de réduire les consommations de 50 % en 2013 et de 70 % en 2015 par rapport à 2009. « Fin 2012, les consommations ont baissé de 40 % », précise encore André Van Straaten.

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André Van Straaten. « Ce plan reste incitatif, mais des mesures plus sévères seront prises si besoin. » © P. Le Douarin

Un enregistrement ferme par ferme

Les éleveurs et les vétérinaires doivent déclarer les antibiotiques qu’ils emploient ou prescrivent à une banque de données professionnelles sous le contrôle de l’Autorité de surveillance des médicaments vétérinaires. L’objectif est clairement de détecter les élevages trop consommateurs ou les vétérinaires trop prescripteurs. Chacun d’entre eux se voit affecter un objectif. S’il est dépassé par l’éleveur, un plan d’amélioration doit être réalisé avec le vétérinaire. Jusqu’à présent, ce plan reste incitatif, mais des mesures plus sévères seront prises si besoin, assure le fonctionnaire. Ce seront par exemple des pénalités, voire des refus d’achat de la part des abattoirs. La décision n’a pas encore été prise.

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