CDPO veut ramener sa production plein air dans l’Est

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Mars 2012

CDPO veut ramener sa production plein air dans l’Est
Jean-Marc Philippe et Philippe Lapie. « Nous souhaitons relocaliser environ 40 % de la production alternative dans un périmètre de 200 km autour d’Espernay. » © A. Puybasset

Basée à Esternay dans la Marne, l’entreprise CDPO commercialise près de 800 millions d’œufs par an dont un peu plus de la moitié en cage et le reste en productions alternatives : 23 % de plein air, 12 % de bio, 6 % en label rouge et 3 % au sol. Les œufs sont originaires de Bretagne, du Nord, de l’Est de l’Ile de France ou de bâtiments en propre (société Philippe Aviculture avec 50 000 poules en cages et 50 000 poules plein air). Depuis trois ans, CDPO cherche à recentrer une partie de sa production bretonne dans sa région afin de diminuer les coûts de transport. « Cela concerne essentiellement les productions alternatives, sur lesquelles les marchés se développent encore actuellement », précise Jean-Marc Philippe, directeur du groupe. « Notre objectif est de relocaliser environ 40 % de la production alternative dans un périmètre de 200 km autour d’Esternay. Nous ne souhaitons pas réinvestir dans la cage. » « Quatre bâtiments de poules plein air, y compris celui de la SCEA de Juvincourt, ont déjà été construits. Trois autres projets sont en cours d’instruction », complète Philippe Lapie, responsable technique et développement.

Intérêt agronomique

L’entreprise cible principalement les exploitations de grandes cultures, dominantes dans cette zone, qui veulent se diversifier pour permettre l’arrivée d’un jeune sur l’exploitation, d’un conjoint ou le maintien d’un salarié. « Privilégiant les grosses unités de production de 15 000 à 30 000 poules, les porteurs de projets sont plus intéressés par le plein air que par le bio ou le label rouge. Pour ceux-ci, nous continuerons à nous approvisionner en Bretagne », indique Jean-Marc Philippe. « Quant à l’élevage au sol (code 2), nous attendons que le marché soit prêt. »
« L’intérêt agronomique des fientes de poules pondeuses est souvent un élément décisif », tient à souligner Philippe Lapie. Avec un volume annuel de 13 kg de fientes par poule, on considère qu’un bâtiment de 10 000 places permet d’amender 100 hectares de terre. « Au bout de 3 ans, l’exploitation peut être autonome en apport d’engrais. »

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