Déjections animales : En 2006, l'aviculture a représenté 13 % de la pression théorique phosphore

Armelle Puybasset

Selon une étude réalisée par Biomasse Normandie en 2002, la production nationale de
déjections issues de l'aviculture est estimée à 2,97 millions de tonnes de fumier (en
matières brutes) et à 6 millions de tonnes de lisiers et de fientes, soit un total de près de 9
millions de tonnes par an. Compte tenu de la baisse de la production avicole, la masse
réelle des déjections avicoles à prendre en compte en 2005 est de l'ordre de 7,5 millions de
tonnes par an (sources : Itavi-Corpen 2006). Elles représentent un peu plus de 3 % de la
masse totale de déjections animales et environ 1 % de la masse totale de déchets produits
en France chaque année. L'Itavi mène actuellement une étude visant entre autres à
déterminer la part de l'aviculture dans la pression totale en phosphore et à prouver les
efforts qui ont été faits par le passé. « Entre 2000 et 2006, la pression théorique phosphore
(total des entrées) sur l'ensemble de la Bretagne a baissé de 25,5 kg de P2O5 par hectare
passant de 112 kg à 86 kg par hectare », précise Tatiana Molé, étudiante stagiaire à l'Itavi,
en charge du dossier. « Sur ces 86 kg, 11,5 viennent des déjections avicoles. » Après
soustraction des volumes de phosphore extraits du sol par les plantes, le solde est de 27,2
kg par hectare en 2006 (sans compter les exportations de fertilisants organiques).

Pour en savoir plus :

Voir dossier de Réussir Aviculture de septembre 2008 intitulé « Faire face aux nouvelles règles
sur le phosphore ». (R. Aviculture n°139, p. 41).

Source Réussir Aviculture Septembre 2008

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