Doux frais : cinq offres de reprise partielle déposées

Doux frais : cinq offres de reprise partielle déposées

Cinq offres de reprise partielle du pôle frais du groupe volailler Doux ont été officiellement déposées ce vendredi matin, date-limite fixée par la justice aux éventuels candidats, précise l'administrateur judiciaire.

Les groupes Duc, Glon Sanders associé à Duc, Axereal, LDC et Tallec ont déposé des offres séparées de reprise partielle de cinq sites : Clémont (Cher), Serent (Morbihan), Laval (Mayenne), Boyne (Loiret) et Amilly (Loiret), a précisé l'un des administrateurs, Sophie Gautier.

Sofiproteol, le consortium de plusieurs entreprises (dont Duc et LDC, ainsi que Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia) qui avait présenté une offre de reprise globale rejetée par le tribunal le 1er août - en raison de son caractère indivisible - n' a pour l'instant pas déposé d'offre.

Une sixième offre pourrait toutefois être déposée dans la matinée, précise Sophie Gautier.  Les offres correspondant à chacun des sites et leur contenu n'ont pas encore été communiquées.Le tribunal devrait se prononcer sur les offres au cours de la première semaine de septembre, lors d'une audience dont la date n'a pas encore été fixée, selon Mme Gautier.

En l'état actuel, les offres préserveraient entre 450 et 500 emplois, sans compter les 134 personnes reprises à Pleucadeuc dans le plan de continuation du groupe Doux, sur un total de 1.704, selon cette source. Aucune offre n'avait été déposée avant la date limite de vendredi 9H30 pour deux sites importants de ce pôle frais, ceux de Graincourt (Pas-de-Calais, 253 emplois) et Blancafort (Cher, 244 emplois).

Le gouvernement, par la voix du ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot, a réaffirmé jeudi que l'État «répondra présent» à côté d'un éventuel repreneur, sans préciser les modalités de l'aide qui pourrait être apportée, avec pour objectif de «sauver un maximum d'emplois».

Le tribunal a mis en liquidation judiciaire le 1er août dernier le secteur "frais" (abattage, découpe et conditionnement de la volaille vendue en rayons frais), "historiquement déficitaire" du volailler finistérien mettant sur la sellette 1.704 emplois. Pour les sites sans repreneur, le tribunal a fixé au 10 septembre la fin de la période d'activité.Pour les autres activités de Doux (export et produits élaborés), le tribunal a prolongé la période d'observation jusqu'au 30 novembre. Un comité central d'entreprise (CCE) doit se réunir au siège de Doux à Chateaulin (Finistère) le 21 août, selon la CFDT, syndicat majoritaire.

Source avec AFP

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