Grippe aviaire: Le Foll confirme un plan d'investissement de cinq ans sur la biosécurité

Grippe aviaire: Le Foll confirme un plan d'investissement de cinq ans sur la biosécurité

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a rassuré vendredi les professionnels sur la mise en place d'un plan d'investissement de 220 millions d'euros sur cinq ans pour les mesures de biosécurité décidées dans le cadre de la crise aviaire touchant 18 départements du Sud-Ouest.

A l'issue d'une table ronde à Mugron (Landes) avec une cinquantaine de représentants de la filière palmipède des régions Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, M. Le Foll a rappelé que les premières avances d'indemnisation pour les éleveurs, à hauteur de 50% de l'estimation des pertes, seraient distribuées en mai et juin. Le ministre envisage aussi la possibilité d'"une avance supplémentaire au mois d'octobre et un calage sur 2016-2017".

Pour les accouveurs (producteurs de poussins), "on a besoin de terminer la négociation avec l'Europe sur les méthodes de calculs d'ici fin mai" et alors "nous verserons les aides", a-t-il souligné. Quant aux entreprises de la filière situées en aval des producteurs (transformateurs, etc.), il a souligné que des reports fiscaux et de cotisations sociales pouvaient être demandés "sans attendre les difficultés, en fonction des estimations de pertes."  Le ministre de l'Agriculture a enfin indiqué "travailler à la mise en place d'un plan d'investissement sur cinq ans avec une enveloppe de 220 millions d'euros pour réussir la mise en place de la biosécurité". Il faut maintenant "redresser la tête, rebondir et faire en sorte que la filière se projette à 5, 6, 7, 10 ans", a-t-il dit.  

"L'occasion d'un rebond"

Présent à ses côtés, le président du Conseil départemental des Landes, Henri Emmanuelli, a d'ailleurs souhaité que cette "catastrophe soit l'occasion d'un rebond" pour son département, fixant comme objectif pour les Landes de passer du quart au tiers de la production nationale de foie gras. En début de matinée, M. Le Foll avait visité un groupement d'exploitations Label Rouge à Toulouzette (Landes) qui avait été touché par le virus de la grippe aviaire en janvier. A l'issue d'une mesure de "vide sanitaire" (exploitations entièrement vidées de leurs animaux et désinfectées), les premiers canetons y sont arrivés voici quelques jours pour relancer la production. Pour Dominique Graciet, président de la Chambre d'agriculture de la nouvelle région Aquitaine, Stéphane Le Foll a fait des "annonces de nature à rassurer". "Il reste à peaufiner le plan d'intervention de l'Etat sur les investissements pour les nouveaux bâtiments et auprès des entreprises, on va le surveiller", a-t-il ajouté.

"Globalement, on a une filière correctement accompagnée par les pouvoirs publics", a jugé pour le Modef  (syndicat d'exploitants familiaux) des Landes et son président Christophe Mesplède. "Le problème, c'est dans quel état on va retrouver le marché derrière, puisqu'on ne va plus vendre de production locale pendant plusieurs mois". Selon lui, le ministre en a d'ailleurs appelé au bon sens des importateurs. Autour de la table, certaines grosses entreprises du secteur se sont engagées à ne pas importer plus que d'habitude, a assuré M. Mesplède. Mais "le risque est là: que l'importation se substitue au manque de production et que, derrière, il y ait moins de place pour les productions locales", d'autant que les prix vont forcément augmenter pour les consommateurs. Il craint aussi que les gros opérateurs demandent de plus en plus de bâtiments en claustration. Mais, selon lui, M. Le Foll a "clairement répondu"  que "le modèle d'élevage en plein air" qui est "un gage de bien-être animal" ne serait pas remis en cause. Le ministre devait se rendre dans l'après-midi sur une autre exploitation dans le Gers.

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Commentaires 3

train train

Reponse a question : la routine

fairytales

c une bonne question

question

je ne suis pas agriculteur , mais j'en connais pas mal , je lis souvent des articles ou des sites sur l'agriculture , et je me demandais comment les agriculteurs font pour supporter tout ca et pourquoi surtout ils ne font rien ???
je m'explique je vois mon voisin hier en papotant il me dit semis de maïs detruit a 80% par une mouche des semis apres il m'a dit le cout de la semence , il y 2 ans c'est un autre voisin qui a ressemé 3 fois 5 ha de maïs a cause de corbeaux , des agris qui ont des champs de blé ou d'orge devasté par les pucerons a cause je crois de l'hiver trop doux , des prix si j'ai bien compris totalement en dessous du de production dans quasiment tous les domaines , et si j'ai bien compris aussi grace a pleinchamp des primes pac qui sont versées tres tardivement et toujours pour revenir a mon voisin qui avant touchait la prime a l'emploi il ne l'a touche plus malgré 4000 de revenu et et 15000 pour son epouse car ils prennent ses revenus 2013 ( sa recolte 2012) pour estimer sa prime d'activité 2016 ? ubuesque non alors qu'ils demandent aux salariés leurs 3 dernier mois!!!! bref je reitere ma question comment faites vous pour supporter ca , investir lourdement en capitaux que ce soit du materiel ou de la semence de l'engrais, sans savoir si des corbeaux ou des insectes ne vont pas devaster vos champs et vous obliger a ressemer , ne pas savoir si un probleme climatique ( secheresse, grele....) , une grippe aviaire , une crise de vache folle ou autres va amputer gravment votre activité des recoltes ou du lait dont vous ne savez meme pas a quel prix vous aller etre payé , une suradministration ou les salaires de fonctionnaires tombent tous les mois mais vos primes ne sont pas payées.... expliquez moi pourquoi supportez vous tout ca?

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