Ils utilisent le miscanthus et la menue-paille comme litière

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Janvier-Février 2013

Ils utilisent le miscanthus  et la menue-paille  comme litière
Le pouvoir absorbant de la menue-paille est de trois fois son poids brut. © P. Le Douarin

L’Itavi et les chambres d’agriculture ont recueilli le témoignage d’utilisateurs de litières alternatives.

Menue-paille : une qualité intermédiaire entre paille broyée et copeau

Qu’elles soient liées aux aléas climatiques ou à la concurrence avec les filières énergétiques, des inquiétudes se font sentir quant à l’approvisionnement en paille et copeau. Dans le cadre d’un programme de recherche sur les litières et la gestion de la pénurie, l’Itavi et les chambres d’agriculture de Bretagne et Pays de la Loire ont recueilli les témoignages d’une dizaine d’éleveurs utilisateurs de substrats alternatifs : la menue-paille et le miscanthus. « Il existe une diversité de matériaux de bonne qualité, à tester pour se faire sa propre opinion », souligne Nathalie Rousset, de l’Itavi. Elle conseille dans tous les cas de privilégier les solutions locales voire l’autoproduction, meilleur moyen pour sécuriser l’approvisionnement et réduire les coûts.

Capture d’écran
Ils utilisent le miscanthus  et la menue-paille  comme litière

Miscanthus : une culture à réfléchir sur le long terme

Baptisée herbe à éléphant, le miscanthus est une graminée pérenne qui diffuse via ses rhizomes. La récolte a lieu une fois par an en mars-avril. Les agriculteurs qui l’implantent l’utilisent en premier lieu comme combustible. « Sa culture se réfléchit sur plusieurs années », explique Nathalie Rousset.
Les éleveurs enquêtés rapportent un coût de l’implantation autour de 3000 à 3500 €/ha. La première récolte a lieu deux ans après (6 à 7 t/ha). Le rendement augmente progressivement pour atteindre 15 à 20 t/ha à la quatrième récolte. La récolte peut se faire à l’aide d’une ensileuse à maïs avec un broyage
très fin (2 à 3 cm). Un des éleveurs a acheté la litière broyée et en balle à 150 €/t. Les utilisateurs constituent une litière de 4 à 8 kg/m2 voire 2 kg sur un sol bétonné. L’un d’eux souligne l’ambiance plus saine du fait de la réduction des poussières et la fonction un peu abrasive du matériau qui permet de nettoyer
les pattes des volailles. Son pouvoir absorbant est de deux à trois fois son poids brut.

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