Importations : Le Brésil veut gérer lui-même les quotas européens

Pascal Le Douarin

Tout n'est pas rose pour les exportateurs brésiliens. D'une part, la faiblesse du dollar leur a fait
perdre beaucoup d'argent. D'autre part, la mise en place des droits d'entrée réduits en Europe
leur coûte de l'ordre de 850 millions d'euros par an, affirment-ils. Le système européen
d'attribution des licences d'importation, en place depuis mi-2007, est beaucoup trop libéral à
leur goût.

Ordonnance pour imposer des quotas

Moyennant une garantie, n'importe qui peut demander un quota et seulement 2 % du millier
de demandes sur le poulet salé sont satisfaites. Certains spéculent en revendant leur quota
aux importateurs traditionnels, contre 500 euros la tonne. Ces derniers le défalquent du prix
d'achat.
D'autres importateurs sollicitent de « petits » exportateurs. Au final, le poulet salé sous
droits réduits est vendu quasiment au même niveau que hors quota : 3000 dollars la tonne
au lieu de 3700 à 4000 dollars espérés.
Pour contrecarrer cela, le Brésil va publier une ordonnance pour contrôler les certificats
d'exportation, avec la grande majorité d'entre eux attribuée aux exportateurs historiques de
l'Abef. Cette opération pourrait ainsi limiter les nombre d'acteurs et faire remonter les prix.



Source Réussir Aviculture Juillet-Août 2008

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