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L’industrie avicole française manque d’un projet collectif

Investir dans des outils industriels automatisés, une des pistes de sortie de crise. Crédit photo : P. Le Douarin

Réussir Aviculture

24/04/12
Volailles / lapins

L’industrie avicole française manque d’un projet collectif

Les experts ont fait le constat du retard de l’industrie avicole française de la viande vis-à-vis de ses compétiteurs européens, mais les réponses tardent à émerger.

D epuis quelques semaines, les experts se succèdent aux assemblées générales des groupements de producteurs de volailles de chair. Sollicités pour parler de la compétitivité de la filière avicole, et de l’avenir, ils rappellent un constat unanime. Sur le frais, la France est désormais dépassée par le dynamisme des voisins européens (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, voire Royaume-Uni) et cela sur tous les fronts. Que ce soit en amont (élevage, alimentation) et en aval (abattage, découpe). « Le cumul d’écarts significatifs se traduit au final par une grande différence », selon l’expression de Christian Renault, expert des filières des viandes chez AND. Plusieurs différences fondamentales sont soulignées : des coûts de main-d’œuvre allant du simple (en Allemagne) au double (en France) liés à une politique nationale différente (effet non sectoriel) ; le manque de dynamique de croissance avicole (d’où des outils vieillissants, parfois non saturés) ; la R & D en panne d’innovation ; des surcoûts un peu partout (taxes, équarrissage, aliment 100 % végétal…) ; l’hyperstandardisation des gammes en Europe (sauf en France) qui se traduit par une massification extrême des process industriels et par l’automatisation poussée. Sur ce point, la GMS française est un frein avec une demande propre à chaque enseigne (produits, cahiers des charges). Enfin, l’absence de réelle coopération verticale est soulignée.

Être créatif pour s’en sortir

Le maillon élevage n’est pas le plus mal placé. Alors qu’il était nettement compétitif — ce qui expliquait le poids des exportations françaises — l’élevage était rattrapé faute d’avoir investi et d’avoir innové autant que d’autres pays. Cette situation serait en partie liée au désamour des Français pour les productions hors-sol à caractère industriel. Ce constat dressé, les pistes de sortie de crise n’apparaissent pas encore clairement. « Il faut être créatif », a lancé Frédéric Grimaud, PDG du groupe Grimaud Frères, à l’assemblée générale d’Univol-Nutréa Volailles. Certes, mais encore ?
Revoir le contrat à trois prix comme le suggère Daniel Sauvaget (Tilly Sabco) ? Investir dans des outils industriels automatisés, comme l’a fait Boscher Volailles (en 2008 à Mur de Bretagne) et plus récemment LDC (Saint Fulgent et Les Essarts) ou Gastronome (Montcoutant) ? Assouplir les réglementations sur l’environnement, sur le travail ? Soutenir financièrement une relance des investissements d’élevage ? Communiquer sur le made in France ? Le projet collectif partagé reste encore à définir.

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Avril 2012
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