La France, mauvaise élève pour la consommation d'antibiotiques en élevage

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Juillet-Août 2012

La France, mauvaise élève pour la consommation d'antibiotiques en élevage
En 2010, les filières avicoles ont consommé 20 % des antibiotiques destinés aux animaux. © P. Le Douarin

En Europe, la France figure parmi les pays les plus consommateurs de molécules antibiotiques en médecine animale, d’après une comparaison réalisée par l’Agence européenne du médicament sur les ventes d’antibiotiques vétérinaires (en mg de principe actif par kilo de biomasse) en porc, volaille et bovin. Après les Pays-Bas, la France consomme le plus de milligrammes de principe actif par kilo de viande abattu.
Les faibles consommateurs sont la Norvège, la Suède et la Finlande qui ont toujours eu une politique restrictive sur l’utilisation des antibiotiques. Ces chiffres doivent être tempérés car les volumes d’antibiotiques ne traduisent pas forcément l’utilisation qui en est faite. Ainsi les antibiotiques plus récents, plus actifs, nécessitent une quantité d’administration plus faible.
Par ailleurs, ces données de 2007 ne concernent que dix États membres.

La France, mauvaise élève pour la consommation d'antibiotiques en élevage

État des lieux de la consommation d'antibiotiques par les volailles françaises

L’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) suit les ventes d’antibiotiques pour les animaux depuis 1999. Toutes espèces et tous
âges confondus, les principaux chiffres à retenir en volaille sont :
. 99,5 % des traitements sont administrés par voie orale ;
. en 2010, les filières avicoles ont consommé 20 % des antibiotiques destinés aux animaux (1014 tonnes au total) et correspondent
au quart du poids total traité ;
. le poids avicole vif traité a augmenté de 30 % entre 1999 et 2010 ;
.  la part de poids vif traité avec les fluoroquinolones a augmenté de 25 % ;
.  les traitements aux quinolones, tétracyclines, sulfamides et
triméthoprime ont diminué ;
.  l’exposition, qui correspond au rapport entre le poids vif traité et le poids de la population(1), a en fait augmenté de 65,7 %, car durant cette période la population réelle a diminué de 21,5 %.

La France, mauvaise élève pour la consommation d'antibiotiques en élevage

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Aviculture juillet-août 2012. R. Aviculture n° 178 p. 12 à 21.

 (1) si l’exposition est égale à 1,2 : la population réelle a été traitée 1,2 fois son poids.

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