Le marché du foie gras a connu une embellie en 2010

Réussir Aviculture

Le marché du foie gras a connu une embellie en 2010
Près d'un ménage sur deux a acheté du foie gras en 2010. Ce taux atteignait à peine 30 % il y a 20 ans. (Asset/Adocom)

Après deux années de baisse, la production de foie gras a progressé en 2010, soutenue par les exportations. L'embellie pourrait être atténuée par l'envolée du prix de l'aliment.

« L'année 2010 a été marquée par la reprise de l'activité de la filière palmipèdes gras », s'est réjoui le Cifog dans son dernier rapport économique. Après deux années difficiles suite à la crise économique mondiale, la production française, qui s'était repliée d'environ 1000 tonnes, a progressé de 2 % en 2010. Elle a atteint 19 275 tonnes (dont 97,5 % de foie de canard) sans retrouver les niveaux records de 2007 et 2008. Les abattages contrôlés avaient fortement chuté en 2009 (- 4,4 % en nombre de têtes et - 6,1 % en volume, selon le service de la statistique et de la prospective), conformément à la recommandation de maîtrise de l'offre prônée par l'interprofession. « Les producteurs qui avaient subi la suppression d'un ou deux lots en 2009 ont retrouvé un rythme plus normal de fonctionnement de leur atelier », souligne le Cifog.

Cette embellie s'est poursuivie sur les quatre premiers mois de 2011 (+ 9 % en canard). Les perspectives de production nationale annoncées en janvier par les opérateurs faisaient état d'une progression de 5 à 6 % pour 2011. Le Cifog craint toutefois que le maintien d'un cours élevé des céréales n'impacte cette tendance. En l'espace d'un an, l'indice aliment de la filière palmipède mesuré par l'Itavi est passé de 115 à 180 en avril 2011.

 Solde commercial en hausse

Le redressement de la production s'explique surtout par une reprise des exportations (5127 tonnes). Les ventes à l'étranger de foie gras cru ont fait un bond de 19 % tandis que celles de produits transformés ont progressé de 9 %. En valeur, les exportations ont augmenté de 11 %, avec des progressions notables vers l'Espagne (qui reste de loin le premier débouché), la Belgique et le Japon.

En 2010, les achats provenant de Bulgarie ont progressé de 7 %, essentiellement sous forme réfrigérée (canard) pour répondre aux besoins en frais en fin d'année. À l'inverse, ceux provenant de Hongrie (oie) ont régressé de 11 %.

Au final, les importations françaises restent quasiment stables (4 300 tonnes). Le solde commercial s'établit en hausse à 47,6 millions d'euros contre 36,7 en 2009 et 65,5 en 2007, année record.

Selon Agreste, la consommation française de foie gras de canard et d'oie calculée par bilan progresse de près de 4 % en 2010 par rapport à 2009. Les achats de foie gras cru par les ménages (retour au fait-maison) progressent dans les mêmes proportions que ceux du foie gras transformé, qui représentent plus des deux tiers des achats totaux. Le taux de pénétration continue à progresser. Près d'un ménage sur deux achète du foie gras. La fréquence d'achat avoisine 1,9 acte d'achat par an.

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