Les bienfaits du parcours aménagé

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Juin 2012

Les bienfaits  du parcours aménagé
Un parcours de volailles arboré est un havre de biodiversité. © A. Puybasset

L’aménagement d’un parcours de volailles de chair ne s’improvise pas. Bien arboré, il contribue au confort et aux performances du poulet. Il répond à des enjeux environnementaux et d’image.

Pour en savoir plus

Les bienfaits  du parcours aménagé

Voir dossier Réussir Aviculture de juin 2012. R. Aviculture n°177, p.12 à 21.

Le parcours extérieur est un des fondamentaux de l’élevage de volailles plein air. Suffisamment implanté de haies et d’arbres — c’est-à-dire bien au-delà des vingt arbres minimum stipulés dans la notice technique label rouge révisée en 2010 —, un parcours a de multiples fonctions. Il répond avant tout aux besoins de la volaille. « Un poulet a pour ancêtre la poule de jungle et son comportement à l’extérieur ne se gère pas comme une vache en pâture », souligne Sophie Lubac, de l’Itavi Sud-Est. « Il a un besoin de protection au-dessus de sa tête. Sa vision du parcours est assez réduite depuis sa faible hauteur. Il a besoin de repères pour être incité à s’éloigner du bâtiment, d’autant plus que la durée d’apprentissage est courte. » En protégeant du vent et en apportant des zones d’ombre, les espaces végétaux apportent du confort à la volaille.

Fonction environnementale et biodiversité

L’aménagement du parcours a également une fonction environnementale grâce à une érosion limitée des sols, une meilleure répartition des déjections et au piégeage de l’azote et du phosphore. Il contribue à l’image de la production grâce à une meilleure intégration paysagère : le poulailler se fond dans le paysage. En redonnant une place aux arbres champêtres sur les exploitations, l’agroforesterie contribue à redonner de la vie au sol (fertilité), à réintroduire la biodiversité, à renforcer la lutte biologique et à diversifier les revenus de l’exploitation, notamment par la production de bois de chauffage.
« Un parcours arboré est un sanctuaire de la biodiversité », confirme Philippe Guillet, conseiller forestier de la chambre d’agriculture de la Sarthe. Les élevages plein air label rouge et biologiques se doivent d’être exemplaires en matière de bien-être animal et d’environnement. À part quelques groupements pionniers dans l’aménagement des parcours qui en constatent les bénéfices depuis longtemps, de nombreuses parcelles sont encore peu pourvues de plantation. Le plus souvent par manque de connaissances de l’intérêt de ces couverts végétaux, de la manière de conduire un parcours et parfois par crainte qu’ils attirent les prédateurs. Apporter des réponses à ces questions est tout l’enjeu des programmes de recherche Alteravibio, débuté en 2009, et Casdar Parcours volailles, engagé sur trois ans et démarré cette année.

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Commentaires 1

per

et combien de soin intensif que le consommateur ignore : vermifuge, antibiotique suite aux animaux qui cotoient le grand air pollué

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