Les éleveurs sonnent la reconquête

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Le 30 octobre dernier, les représentants de la filière avicole étaient réunis à Orvault.
Le 30 octobre dernier, les représentants de la filière avicole étaient réunis à Orvault.

Alors que les importations représentent désormais 40 % de la consommation de poulet, la CFA qui a tenu son assemblée générale le 30 octobre près de Nantes a décidé de relever le challenge et de se mobiliser pour reconquérir des parts de marché.

«Soyons imaginatifs et combatifs : ensemble nous devons reconquérir ces marchés ». C’est l’objectif fixé par Michel Prugue lors de l’assemblée générale de la Confédération française de l’aviculture (CFA), à Nantes, la semaine dernière. « Notre détermination est totale » précise le président de la CFA et éleveur de volailles dans les Landes.
Double objectif en réalité : le marché intérieur où la volaille française perd du terrain depuis une quinzaine d’années, et le marché export où les volumes sont en chute libre depuis la fin des restitutions l’année dernière. Il y a urgence : la production française de volailles a reculé de 20 % depuis 1998. Et les importations représentent désormais 40 % des poulets que les Français consomment chaque année. « C’est un véritable paradoxe » pour Jean Michel Schaeffer, éleveur de volailles d’Alsace, « la demande mondiale explose, à tel point qu’en 2020, la volaille sera la viande la plus consommée dans le monde. En France aussi, la consommation progresse légèrement chaque année. Mais nous Français, on n’en profite pas ! »
Depuis 2007, la France est déficitaire net dans ses échanges avec ses voisins européens. Les Allemands, les Néerlandais et même les Belges grignotent des parts du marché français ! L’exemple belge est édifiant : durant les quinze dernières années, au moment même où l’aviculture française recule nettement, les Belges ont augmenté leur production, leurs exportations et doublé la taille de leurs élevages, sans que cela pose de problème ni avec les pouvoirs publics, ni avec les mouvements écologistes… Patrick Van DenAvenne, opérateur flamand de volaille, a expliqué que la taille moyenne des exploitations est passée de 30 000 à 60 000 volailles en Belgique. Grâce à un dialogue et des engagements de bonnes pratiques (diminution des antibiotiques, meilleure gestion des fientes…) avec plusieurs associations écologistes. « Vous m’avez sidéré » confie en aparté Xavier Beulin, le président de la FNSEA, au représentant de la filière belge…

Comment en sortir ?

« Notre accord avec Sofiprotéol, c’est une façon de réattaquer le marché français » indique Denis Lambert, le PDG de LDC (poulets de Loué…), le leader du marché hexagonal. « Ce n’est pas en grande surface que nous avons le plus de retard, ce sont sur les produits industriels, type nuggets, les produits transformés ». Le 16 octobre, LDC a annoncé l’échange de six sites industriels avec Glon Sanders, la filière animale de Sofiprotéol. Deux des nouveaux sites bretons de LDC sont spécialisés en produits industriels. Spécialisation des sites, automatisation… La restructuration des outils de transformation a commencé. Ce n’est pas Dominique Grasset, le président de Gastronome, filiale de Terrena et numéro deux du marché français de la volaille, qui va dire le contraire. Éleveur dans l’Ouest, il appelle de ses vœux une refonte des contrats éleveurs/transformateurs.
Prix, date de livraison, indice de qualité, autant d’éléments qu’il faudrait intégrer au contrat selon Jean-Michel Schaeffer, de la CFA. « Attention à ne pas découvrir l’éleveur » tempère Michel Prugue, le président de la Confédération. Pour améliorer leur compétitivité dégradée, les éleveurs demandent un assouplissement des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPN), afin d’augmenter la taille de leur élevage. Reste l’export : Doux ne perd plus d’argent. Une bonne nouvelle que vient d’annoncer le groupe. Et son principal client Al Munajem rentre au capital de Doux à hauteur de 25 %. « Le marché export n’est pas une simple voie de dégagement des excédents » indique Xavier Beulin, « je pense d’ailleurs qu’Al Munajem pourrait faire encore un effort, et augmenter sa participation jusqu’à 30 ou 35 %, ce serait une bonne chose pour Doux » propose le président de la FNSEA. Quant à Tilly Sabco, tout le monde attend avec anxiété la fin de la liquidation judiciaire le 30 novembre, pour savoir si un repreneur accepte de sauver l’entreprise bretonne.

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Commentaires 1

moi meme

cela fait trente ans que j'eleve des poulets labels une seule et unique augmentation nette du prix de reprise en TRENTE ans il ne faut pas s'etonner de ne plus trouver d'eleveur .de plus ce gouvernement va tout faire par la complication administrative pour decourager la production etant adepte de la decroissance.pour les verts et ce gouvernemt seule cette voie va nous apporter bien etre et air pur .les importations vont exploser sur tout les plans .
le marchant de materiaux du chef lieu de canton vieille maison de 50ans a licentie et ce n'est qu'un debut pour cause de non construction de maison individuelle agricole et autres .bravo la decroissance .bravo l'empilement des demarches administrative.ce ne sont que les concequences directe de mesures qui tue volontairement directement l'emploi

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