Les volailles label rouge « stables » depuis 2006

Pascal Le Douarin - Réussir Aviculture Novembre 2012

Les volailles label rouge  « stables » depuis 2006
Le secteur de la volaille label rouge est arrivé à maturité. © A. Puybasset

Année après année, alors que les œufs sous signes de qualité ont des croissances à deux chiffres, le secteur des volailles sous label stagne.

A l’assemblée générale du Syndicat national des labels avicoles de France (Synalaf), les années se suivent et se ressemblent. Les responsables de la filière avicole sous signes de qualité (label rouge, agriculture biologique) rappellent que leur secteur « résiste à la crise ». Ce qui fait dire à Bernard Tauzia, président de la Commission économique et communication, que « depuis 2006, la production de volailles label rouge est stable ». Après avoir culminé à plus de 110 millions de volailles labellisées en 2001, les volumes s’érodent peu à peu vers les 100 millions. Les 100,1 millions de volailles labellisées en 2011 sont stables par rapport à 2010, mais reculent de 1 % par rapport à 2009. Hors cailles, le recul est de 1 % en 2011 par rapport à 2010. Le secteur est arrivé à maturité. Signe d’une légère inquiétude, le chapon, emblème des volailles festives,  a reculé de 4 % à 1,2 million de têtes (-3 % en 2010), en raison de la concurrence du non-label. Avec 6,2 millions de têtes, le poulet bio reste encore une niche. Le Synalaf se félicite que le poulet sous signes de qualité représente encore 62 % des achats des poulets entiers prêts à cuire.

Une filière œuf très dynamique, voire trop

Dans le secteur de l’œuf, le segment alternatif progresse très fort depuis 2009. Le cheptel label atteint 1,3 million de poules (+13 % entre 2010 et 2011) avec une croissance des ventes de 6 % (254 millions). En bio, la progression est encore plus spectaculaire avec 31 % de poules supplémentaires (3 millions) selon l’Agence Bio. Le Synalaf comptabilise 544 millions d’œufs vendus par ses adhérents (+18 %). Certains craignent une prochaine crise de croissance consécutive à un décalage entre offre et demande.
L’AG a surtout été une opportunité pour rappeler que le secteur des signes de qualité a des atouts que nos voisins européens nous envient : produits de qualité supérieure, excellent rapport qualité/prix, contribution au maintien de la biodiversité (génétique, parcours…) et à l’occupation du territoire (entretien, emplois…). Reste à convaincre le « consom’acteur » français et européen.

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