Lutte contre les algues vertes en Bretagne : Des rotations de culture à optimiser

Pascal Le Douarin

La rotation maïs-céréales d'hiver-prairie, très fréquente, est souvent mal gérée, en particulier avec un maïs surfertilisé pour assurer le rendement, et de l'herbe sous-utilisée. Durant l'hiver breton doux et humide, les sols minéralisent et la lame drainante lessive l'azote. Même avec des reliquats post-absorption nuls, on peut retrouver 50-60 kg d'azote produits par le sol et perdus pour la culture suivante. Les couverts hivernaux doivent être plus efficaces. « Le résidu de culture d'un maïs-grain n'est pas une pompe à nitrates, et les céréales d'hiver prélèvent peu en hiver », remarque Patrick Durand. Il faut de vrais couverts végétaux préleveurs d'azote comme des phacélies, le ray-grass d'Italie ou la moutarde, et les implanter en août. « Pour résoudre le décalage avec la récolte du maïs, le semis de ray-grass sous couvert se développe trop peu. » Autre souci, le retournement de prairie libère entre 150 et 300 kg d'azote dans l'année qui suit, ce que peu de cultures sont capables d'absorber, sauf la betterave fourragère ou un maïs avec une cipan(1) semée sous couvert, sauf si la destruction de la prairie intervient juste avant le semis (minéralisation décalée).

Les betteraves fourragères ou l'association maïs-ray grass pourraient permettre d'absorber les nitrates après retournement de prairie. (S. Bourgeois)

Les betteraves fourragères ou l'association maïs-ray grass pourraient permettre d'absorber les nitrates après retournement de prairie. (S. Bourgeois)

Pour en savoir plus :

Voir dossier de Réussir Aviculture de novembre 2009. (RA n°151, p. 10 à 20).


(1) culture intermédiaire piège à nitrates.

Source Réussir Aviculture Novembre-Décembre 2009

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