McDonald’s annonce l’arrivée de viande de poulet sans antibiotique dans ses restaurants américains

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McDonald’s annonce l’arrivée de viande de poulet sans antibiotique dans ses restaurants américains

Début mars, McDonald’s a annoncé l’arrêt de la commercialisation de viande de poulet élevé aux antibiotiques dans ses restaurants américains dans un délai de 2 ans, ainsi que l’arrivée dans ses restaurants de lait écrémé, nature et chocolaté, issu de vaches non traitées aux hormones de croissance. Il est en outre l’un des membres fondateurs du groupe de travail qui vient de se constituer aux États-Unis pour réfléchir sur la production de viande de boeuf durable

La résistance croissante des micro-organismes pathogènes aux antibiotiques est une menace majeure pour la santé publique sur le plan mondial. L’usage des antibiotiques en élevage, à but curatif mais aussi comme facteur de croissance, contribue au phénomène de résistance.

Concernant le poulet vendu par McDonald’s, il s’agit en fait d’une réduction limitée aux antibiotiques également employés en médecine humaine et utilisés comme facteurs de croissance. Resteront autorisés les antibiotiques à usage curatif ainsi que ceux qui ne sont pas utilisés en médecine humaine comme les coccidiostatiques, classés aux États-Unis dans la famille des antibiotiques, et actifs contre les maladies parasitaires, mais interdits en Europe depuis déjà plusieurs années.

Cette mesure constitue une avancée dans la réduction de l’utilisation des antibiotiques en élevage aux Etats-Unis. Elle reste cependant encore limitée et vise surtout un effet d’annonce.

En effet, McDonald’s (CA 2014 de 27,4 Mds USD dont 8,7 Mds USD aux États-Unis) a enregistré l’an dernier sa plus mauvaise performance depuis plus d’une décennie, avec un recul de 2,4 % de son CA aux États-Unis (où il compte 14 340 restaurants) et une baisse de la fréquentation de ses restaurants américains de 4,1 % (après -1,6 % en 2013). Cette annonce est donc destinée à coller aux nouvelles tendances de consommation aux États-Unis qui pénalisent la chaîne. Celle-ci souffre, en effet, d’une mauvaise image, notamment au plan diététique, auprès d’une clientèle qui se tourne vers des chaînes concurrentes dont l’offre est jugée plus saine et plus responsable.

Cette annonce paraît encore limitée, face à celle, quasi simultanée, de l’un de ses concurrents, Chick-fil-A (CA 2013 de 5 Mds USD, 1 800 restaurants), pour qui l’interdiction des antibiotiques devient totale, sous la pression d’un blogueur activiste.

Source : note de conjoncture Agriculture et Agroalimentaire - Prisme n° 8

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