Nutrition et comportement : Nouvel atelier pondeuses à Euronutrition

Pascal Le Douarin

Pour réaliser des études alimentaires sur des poules pondeuses aux normes de 2012, la station de recherche Euronutrition s'est équipée d'un dispositif singulier.

Bruno Chevé, le responsable de la station Euronutrition à St Symphorien-sur-Sarthe, ne tarit pas d'éloges sur sa nouvelle unité expérimentale qui fonctionne à blanc depuis fin novembre 2008. Il s'agit d'un atelier de 1200 poules en cages, hors du commun. Pour plusieurs raisons. D'abord pour ses cages de 20 poules par cage aux normes 2012 (modèle Aviplus de Big Dutchman de 2,4 m de long par 0,6 de profondeur et montage Piers Services).

La nouvelle salle de poules comprend quatre rangées de douze cages Big Dutchman aux normes 2012 comprenant chacune vingt poules nourries par une trémie propre à chaque cage. (P. Le Douarin)

La nouvelle salle de poules comprend quatre rangées de douze cages Big Dutchman aux normes 2012 comprenant chacune vingt poules nourries par une trémie propre à chaque cage. (P. Le Douarin)

Effet taille du groupe

Certes, on peut déjà les rencontrer sur le terrain, mais elles permettent de tester les aliments de demain dans les conditions d'élevage en cage de demain. « L'effet de la taille du groupe sur le comportement alimentaire va ainsi pouvoir être étudié » souligne Emmanuel Amprou de Techna, partenaire de la station.
L'atelier précédent comportait 400 cages de trois puis de deux poules avec le passage aux 550 cm2. En passant à 48 cages de vingt poules au lieu de 400 cages de deux, la puissance statistique du système expérimental n'est pas dégradée et elle permet même de réaliser de nouvelles recherches, précise Elodie Dumas, l'une des trois ingénieurs essais de la station.

Des trémies mobiles

Le mode de distribution de l'aliment est unique. Pour les besoins expérimentaux, il est impératif de distribuer l'aliment cage par cage afin de tester différents aliments et de mesurer les consommations. Les trémies à remplir à la main ont disparu. Elles ont laissé la place à des trémies amovibles et mobiles. Comme en élevage, ce sont des mini-chariots mobiles à l'échelle d'une cage (sur 2,4 m). Toutes les trémies d'une batterie avancent et reculent en même temps. Il est possible de programmer les horaires de passage et leur nombre (un passage équivalent à une distribution de 15 g par poule). Les expérimentateurs ont toute latitude pour imaginer des programmes fractionnés, sauf celui d'alterner les types d'aliment dans la même journée (il faudrait changer les 48 trémies).

Le chariot élevateur qui pèse et manutentionne les trémies apporte un réel confort de travail. (P. Le Douarin)

Le chariot élevateur qui pèse et manutentionne les trémies apporte un réel confort de travail. (P. Le Douarin)

 

Un chariot manipulateur

Pour mesurer les consommations et remplir les containeurs de 25 kilos de capacité, une vraie nouveauté a été demandée à Renaud Pesage. Un chariot élévateur permet de les décrocher sans effort. Il les identifie, les pèse, et enregistre les poids d'aliment, de sorte que les informations sont faciles à recueillir et transmises rapidement sans risque d'erreur.
Le premier essai a démarré fin novembre. Toutes les poules Isabrown reçoivent le même aliment. Les mesures de consommation et de performances vont permettre de mettre en évidence d'éventuels effets du milieu et d'en tenir compte pour les essais ultérieurs. Les trois firmes service attendent beaucoup de cet outil axé sur les comportements alimentaires. Il permettra notamment de comprendre les comportements de tri liés aux rapports de dominance. Il s'agit essentiellement de détecter ceux qui pourraient être préjudiciables à de bonnes performances en cages collectives, afin qu'ils ne se produisent pas sur le terrain.

Source Réussir Aviculture Mai 2009

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