Pathologie aviaire : La maladie de Gumboro maîtrisée

Armelle Puybasset

L'atelier « vaccin » de la journée des Rippa(1) était centralisé sur la maladie de Gumboro. Trois vétérinaires ont fait part des actualités en termes de prévention de la maladie et d'outils de contrôle de la vaccination.

Une protection plus complète avec les vaccins intermédiaires ‘plus'

Le virus de la maladie de Gumboro est à la fois très résistant et très variable : il est en effet très sensible aux mutations et aux variations de pathogénéicité. L'arrivée de nouveaux vaccins plus sophistiqués et d'outils de contrôle de la pression virale permet de mieux protéger les élevages contre cette maladie. « Aujourd'hui, l'objectif de la vaccination n'est plus seulement d'éviter les pertes mais aussi de limiter la pression virale et l'évolution du virus vers des formes variantes », a souligné Yannick Gardin, de Ceva Santé Animale.
Selon ce vétérinaire, les vaccins vivants atténués de type intermédiaire ‘plus' répondent à ces deux objectifs, qu'ils soient appliqués en élevage, ou plus encore s'ils sont administrés au couvoir (vaccins immuno-complexe comme le vaccin Transmune de Ceva). « Par rapport à un vaccin intermédiaire, le vaccin intermédiaire ‘plus' colonise rapidement la bourse de Fabricius et la protection induite est plus complète. Il est capable de prévenir la réplication du virus sauvage et de réduire son évolution vers des formes variantes », précise-t-il.

L'arrivée de nouveaux vaccins plus sophistiqués et d'outils de contrôle aide à mieux protéger les élevages de poulet de la maladie de Gumboro. (A. Puybasset)

L'arrivée de nouveaux vaccins plus sophistiqués et d'outils de contrôle aide à mieux protéger les élevages de poulet de la maladie de Gumboro. (A. Puybasset)

De nouveaux outils de diagnostic de la prise vaccinale

L'arrivée des vaccins vecteurs, administrés au couvoir, amène à développer de nouveaux outils pour confirmer la bonne prise vaccinale Gumboro. C'est le cas du kit Elisa IBD ‘Plus' qui permet de mettre en évidence les anticorps anti-VP-2 générés par le vaccin vecteur Vaxxitek de Merial tandis que le kit Elisa classique utilisé en routine pour le suivi des anticorps Gumboro ne les détecte que faiblement. L'outil de diagnostic moléculaire PCR est également disponible pour tracer la vaccination. « Aussi fiables soient-elles, ces méthodes d'analyse doivent toujours être confrontées aux observations cliniques afin d'éviter au maximum les erreurs d'appréciation », a précisé Paul Morillon de Merial.

Un outil de mesure de la taille de la bourse de Fabricius

Pfizer Santé Animale a mis au point un outil pour déterminer la taille des bourses de Fabricius. Bursameter est utilisé comme valeur prédictive quant à l'exposition d'un lot de poulet à une immunodépression dont la cause la plus fréquente reste la maladie de Gumboro.
« Cet outil, simple et rapide à utiliser, est composé d'une règle en plastique munie de trous de différents diamètres. Sa pertinence a été vérifiée lors d'une enquête menée en 2008 sur plus de 3000 sujets provenant de 341 lots », a présenté Hervé Jaunet, de Pfizer Santé Animale.
La taille de cet organe de l'immunité diffère selon l'âge et le sexe des oiseaux. Il y aura suspicion de contamination par un virus si les mesures moyennes sur un lot de poulet se situent en dehors de l'intervalle prédéfini. « Ces valeurs données à titre indicatif doivent toujours être confrontées aux observations en élevage. »

(1) Rencontres interprofessionnelles de pathologie aviaire du groupe Chêne Vert.

Source Réussir Aviculture Octobre 2010

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