Thérapies à base d'huiles essentielles : Viser le retour sur investissement

Hervé Dumuis

Tout programme intégrant des huiles essentielles doit être adapté aux objectifs et aux problématiques de l'acheteur, dans une démarche globale de rentabilité.

La démarche scientifique ne suffit pas toujours pour se faire une place chez les industriels de la nutrition des volailles. Francis Clément, responsable produits volailles pour la société Phytosynthèse l'a bien compris. « Notre finalité est de proposer des solutions techniques à des prix réalistes, pour assurer la compétitivité des entreprises », explique-t-il.
En effet, les produits à base d'huiles essentielles destinés à maîtriser la flore digestive des volailles de chair, sont généralement plus chers par tonne de produit que leurs concurrents tels que les acidifiants. Pour convaincre les professionnels de les incorporer dans leurs aliments, Francis Clément bouscule les habitudes. « Il faut viser le retour sur investissement, plutôt qu'une solution à prix identique ! » assène-t-il.

Un essai commercial

Un essai portant sur plus de 3 millions de poulets de chair, dont l'objectif était la gestion du risque lié à la présence des coccidies en période d'engraissement à partir de 21 jours d'âge, a été réalisé en partenariat avec une organisation de production de l'Ouest de la France. Deux aliments identiques contenant un coccidiostatique jusqu'à 21 jours d'âge au moins ont été testés. EnterocoxTM, formulation à base d'huiles essentielles a été incorporé dans l'un d'entre eux en substitution du coccidiostatique : à hauteur de 1 kg par tonne à partir de 21 jours d'âge, puis à 0,5 kg par tonne de 30 jours à l'abattage. L'aliment témoin conservant le même coccidiostatique jusqu'à 29 jours d'âge puis rien ensuite. Les résultats démontrent une amélioration des facteurs techniques tels que le GMQ et l'indice de consommation pour le régime contenant l'EnterocoxTM, mais surtout une progression de 13 % de la marge brute éleveur de 6,65 €/m2 à 7,52 €/m2.

Une démarche globale

Néanmoins, Francis Clément prévient qu'« il est important de comprendre que la démarche intègre un ensemble d'éléments clés : l'efficacité des produits, l'adaptation des doses d'utilisation, la mise en oeuvre de programmes complets ciblant une complémentarité d'action ou une problématique spécifique, et la valorisation directe ou indirecte des produits en formulation ».
Tout programme peut et doit être adapté en fonction des objectifs et des problématiques de l'acheteur, ce dernier devant se positionner dans une démarche globale de rentabilité et non plus de prix brut. « Cette stratégie doit être gagnante pour tous les intervenants de la filière, de l'intégrateur à l'abattoir » conclut Francis Clément.

 

Résultats avec Enterocox en substitution d'un coccidiostatique à partir de 21 jours en poulets de chair.

Résultats avec Enterocox en substitution d'un coccidiostatique à partir de 21 jours en poulets de chair.

 

(1) L'EnterocoxTM peut également être utilisé en complément d'un coccidiostatique pour prévenir les troubles digestifs précoces et les ruptures de croissance en fin d'élevage. Les doses sont adaptées à la problématique rencontrée.

Source Réussir Aviculture Janvier-Février 2010

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