ufs et toxi-infections alimentaires : Le taux de prévalence Se en France est estimé à 3,9 %

Armelle Puybasset

La stratégie d'éradication française appliquée sur Se, d'abord sur une base volontaire avec
le COHS mis en place en 1992, puis dans un cadre réglementaire depuis 1998, a porté ses
fruits. En effet, l'enquête communautaire de prévalence réalisée en 2004-2005 a montré que
la France se trouvait dans le peloton de tête des pays gros producteurs d'oeufs,
notamment
vis-à-vis du sérotype Se. La prévalence de Salmonella spp (tous sérotypes) est estimée à
17,7 % en France contre 30,7 % dans l'ensemble de l'Union Européenne. Il est de 8 % pour
Se + St (3,8 % pour Se et 4 % pour St) contre 19,7 % en Europe. La situation de la France
est un peu moins favorable vis-à-vis d'autres sérovars pour lesquels il n'y a pas de
programme de lutte. La plupart des pays nordiques sont parvenus à éradiquer Se et St (le
Danemark, la Finlande, la Suède et la Norvège). « Le Royaume-Uni et les Pays-Bas, qui ont
développé une stratégie de vaccination à vaccins vivants, n'ont pas eu des résultats aussi
satisfaisants que la France vis-à-vis de Se (>6 %) », fait remarquer Gilles Salvat. «
D'autres pays gros producteurs, ajoute-t-il, sont fortement contaminés (Espagne, Pologne,
…) malgré l'emploi de la vaccination pour certains. »

Gilles Salvat, directeur de l'Afssa de Ploufragan. (A. Puybasset)

Gilles Salvat, directeur de l'Afssa de Ploufragan. (A. Puybasset)

Facteurs de risque de contamination

Suite à l'enquête de prévalence, l'Afssa de Ploufragan a identifié les facteurs de risque
associés à une contamination. Il en ressort que le risque relatif de contamination est deux
fois plus important pour un élevage de plus de 30 000 places, et trois fois plus important
pour un élevage en cages qu'au sol. Le risque est également amplifié lorsque le passage
des camions a lieu devant les entrées d'air et le sas. « Les élevages en cages de grande
capacité sont donc plus vulnérables, résume Gilles Salvat. Il paraît important d'entamer une
réflexion sur les pratiques potentiellement à risque dans ces exploitations (absence de
lavage entre deux lots, conduite en bandes multiples…). Cela passe aussi par une
réorganisation de la circulation des véhicules autour des poulaillers. »

Source Réussir Aviculture Mai 2008

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