Un plan national en cinq axes et quarante mesures

Armelle Puybasset - Réussir Aviculture Juillet-Août 2012

Un plan national en cinq axes et quarante mesures
Une meilleure gestion des traitements précoces, en raisonnant mieux le traitement de la première semaine, c'est un des axes d'amélioration envisagé. © A. Puybasset

Sur la période 2012 à 2017, l’ambition est de réduire de 25 % l’usage des antibiotiques en médecine vétérinaire.

Pour en savoir plus

Un plan national en cinq axes et quarante mesures

. Les mesures en détail à l’adresse http://agriculture.gouv.fr/resistance-aux-antibiotiques

. Dossier de Réussir Aviculture juillet-Août 2012. R. Aviculture n°178 p.12 à 21.

Lancé le 17 novembre 2011, le plan national de réduction des risques d’antibiorésistance en médecine vétérinaire a un objectif double. Il s’agit de diminuer la contribution des antibiotiques à la résistance bactérienne et de préserver durablement l’arsenal thérapeutique. Et ce d’autant plus que la perspective de développement de nouveaux antibiotiques en médecine vétérinaire est réduite. Il est composé de quarante mesures réparties en cinq grands axes.

1 - Sensibilisation et information (13 mesures)

L’éleveur est surtout concerné par cet axe, qui concerne la promotion des bonnes pratiques et la sensibilisation aux risques liés à l’antibiorésistance. La visite sanitaire aviaire, qui se tient tous les deux ans et qui est obligatoire depuis peu, sera un moment privilégié entre l’éleveur et le vétérinaire pour parler de l’usage des antibiotiques. Des outils d’auto-évaluation seront construits pour aider éleveurs et vétérinaires à évaluer leur utilisation et à identifier les marges de progrès.

2 - Développement d’autres voies (9 mesures)

Ce deuxième axe prévoit le développement d’alternatives par des solutions non-médicamenteuses et en donnant priorité aux vaccins et autovaccins.

3 - Encadrement et réduction des pratiques à risques (11 mesures)

Pour les vétérinaires, l’approche des pathologies et les schémas thérapeutiques vont être reprécisés. La prescription des molécules à risques telles que les céphalosporines de 3e et 4e génération et les fluoroquinolones devient exceptionnelle. L’objectif est d’en réserver l’usage à la médecine humaine.

4 -  Mesure et évaluation (4 mesures)

Cet axe porte sur le renforcement des dispositifs de suivi de la consommation d’antibiotiques. Il permettra de mieux connaître les expositions et d’évaluer l’impact des mesures prises.

5 - En France et à l’étranger (3 mesures)

L’objectif est d’harmoniser au niveau international les programmes de surveillance. Car l’antibiorésistance ne connaît pas de frontières…
Quatre points du plan national sont spécifiques à la filière avicole : l’arrêt de l’utilisation des céphalosporines de 3e et 4e génération dans les couvoirs, la mise en place d’indicateurs de suivi de l’usage d’antibiotiques en couvoirs et des gènes de résistance BLSE, l’amélioration de la disponibilité des autovaccins pour les filières mineures (canard, pintade, dinde).
L’annonce du plan n’est pas encore suivie de mesures très concrètes. On ne sait pas encore précisément ce qui sera de caractère volontaire ou obligatoire. 

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