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Cogedis, l'expertise comptable

18/04/08
Calvados - Fiscalité-Juridique

Point d'équilibre et capacité de redressement - Le tableau de bord au quotidien

Le point d'équilibre prévisionnel et la capacité de redressement (ou de résistance) sont des repères clés pour le chef d'exploitation.

Lorsque les trésoreries sont tendues, comme en porc ou en lapin, le chef d'exploitation se demande à juste titre si l'entreprise peut faire face à toutes les dépenses et à quelle échéance sa trésorerie sera assainie quand la conjoncture s'améliore. Pour l'aider à y voir plus clair, le point d‘équilibre prévisionnel et la capacité de redressement sont deux outils essentiels. Prenons l'exemple du porc.
Il convient de calculer dans un premier temps le coût de production qui permet de connaître précisément les charges à engager pour produire 100 kg de carcasse. Par comparaison au prix de vente, on obtient le revenu de l'exploitation. Le point d'équilibre, lui, permet de savoir à quel prix de vente il serait nécessaire de vendre les 100 kg/ carcasse pour avoir un équilibre entre les recettes et les dépenses de l'exploitation (besoins pour la famille compris). L'écart entre le prix de vente et le point d'équilibre traduit l'excédent ou la perte nette de trésorerie.
Dans le contexte actuel, l'analyse et la mesure de l'évolution de ces critères sont nécessaires. Ce sont de véritables systèmes d'alertes qui reflètent la réalité financière de l'entreprise.

Approche globale

L'évolution tendancielle de la trésorerie n'est pas toujours perceptible à première vue et chaque exploitation est différente. Dans un élevage mixte, par exemple, il existe nécessairement des compensations entre les productions. Le calcul du point d'équilibre prévisionnel par une approche globale (voir tableau 1) permet d'affiner le chiffrage et prend donc en compte toutes les dépenses annuelles de l'exploitation. Ce point d'équilibre consolidé prend en compte également toutes les recettes prévisionnelles, y compris les primes ou subventions. Cela implique aussi de faire le lien entre l'entreprise et la famille en tenant compte des besoins privés, y compris les emprunts privés professionnels hors bilan.
Avec un regard sur le marché et un autre sur les ratios technico-économiques, il devient possible de savoir comment l'entreprise évolue avant même d'avoir établi les documents comptables. Dans les systèmes mixtes lait et porcs par exemple, cette démarche conduit à faire apparaître un point d'équilibre en lait et en porcs.

Capacité de redressement

Après avoir calculé le point d'équilibre prévisionnel il est nécessaire de visualiser la capacité de redressement ou de résistance de l'entreprise. Il s'agit de mesurer en combien de temps l'exploitation retrouvera (ou pas) un équilibre financier acceptable, ceci en fonction de plusieurs hypothèses de cours (voir tableau 2). Faire preuve de réalisme dans une situation tourmentée, c'est d'abord chercher à connaître sa capacité de redressement et suivre son évolution. Ensuite, pour trouver du financement, il y a des décisions à prendre, à faire partager avec ses associés éventuels puis avec les fournisseurs. Il s'agit alors de négociation au cas par cas. Les résultats techniques et la qualité des dirigeants auront parfois autant de poids que les chiffres eux-mêmes. Nos simulations montrent qu'un net rebond de la conjoncture serait nécessaire pour combler les pertes accumulées.

 

Tableau 1
Point d'équilibre approche globale : exemple en porc

Prenons l'exemple d'une exploitation qui sort en moyenne 345 000 kg de carcasse et faisons une projection sur 12 mois des besoins en trésorerie et déterminons les besoins en trésorerie annuelle.

1) Estimation du besoin d'EBE

Besoins privés 25 000
Annuités professionnelles 60 000
Marge de sécurité 6 000

=> objectif EBE (excédent brut d'exploitation) 91 000 € (1)


2) Estimation du chiffre d'affaire à réaliser pour couvrir toutes les dépenses de trésorerie

charges opérationnelles 355 000
charges fixes ( hors amortissements
et frais financiers à LMT) 65 000
total : 420 000 (2)

=> objectif de chiffre d'affaires (1)+(2) 511 000 €

3 )Prévision de réalisation du chiffre d'affaire

- primes DPU et subventions à recevoir 12 000
- vente de céréales et divers 25 000

solde minimal à réaliser par les porcs charcutiers 474 000 €

Dans l'hypothèse de production effective des 345 000 kg de carcasse, ceci fait un point d'équilibre prévisionnel de 1,37 € prix payé.
Si les charges opérationnelles progressaient de 10 % par rapport à ce prévisionnel, le point d'équilibre passerait à 1,47 €.

Source : Cogedis

Michel HOBE
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