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Social : êtes-vous bien protégé ?

Seulement un tiers des personnes ayant reçu l’estimation de leur future retraite estime qu’elle correspond au montant attendu (source rapport GIP Inforetraite 2013). © chany67-Fotolia.com

CERFRANCE 22

25/06/14
Côtes-d'Armor - Fiscalité-Juridique

Social : êtes-vous bien protégé ?

Voici trois bonnes raisons d’effectuer un bilan de votre protection sociale.

Protéger sa famille, garantir le maintien de son revenu à la retraite ou en cas de problème de santé : autant de préoccupations fréquemment exprimées. Un bilan est nécessaire pour une information précise et objective afin d’identifier les risques et valider les solutions déjà en place.

 


Protéger son revenu

En matière de prévoyance, un chef d’exploitation est moins bien garanti que ses salariés. La plupart des salariés bénéficient d’un régime supplémentaire, qui varie suivant les métiers et les conventions collectives. En cas d’arrêt de travail, le total des indemnités est souvent supérieur à 75 % du revenu d’activité.  L’exploitant agricole bénéficie, depuis le 1er janvier 2014, d’une indemnité journalière « toutes causes » d’un montant forfaitaire (27, 88 € par jour) qui est loin de couvrir le manque de revenus. L’invalidité de l’exploitant est également très insuffisamment couverte. Il sera utile, quel que soit votre statut, de faire un point précis sur les garanties de prévoyance afin de vérifier si elles sont bien adaptées à la situation et à vos objectifs. Pour un salarié, la convention collective précise la couverture dont il peut bénéficier. C’est plus compliqué pour un exploitant, dont le niveau de garanties est le fruit de décisions personnelles. La couverture est choisie, et non pas subie. Si elle existe, est-elle encore adaptée à un revenu et une situation personnelle et familiale qui ont évolué ? De nombreux contrats souscrits en début d’activité n’ont jamais été modifiés. Il est peut-être temps de les faire évoluer…

 


Protéger sa famille

De même, en cas de décès, la MSA ne prévoit aucun capital pour les exploitants, alors que les capitaux décès des salariés varient de 3 mois à 1 an de revenu, voire plus. Ce point devra faire l’objet d’une attention particulière pour tous les exploitants dont les emprunts ou ouvertures de compte bénéficient d’une assurance décès, généralement obligatoire. On sait qu’en cas de décès, le remboursement de l’emprunt par l’assureur auprès de la banque est un bénéfice exceptionnel, soumis en cette qualité à imposition et, selon les cas, à cotisations sociales. Dans les sociétés de type Gaec ou autres exploitations avec des tiers, des risques et des coûts supplémentaires apparaissent : remboursement des comptes courants associés, rachat des parts de l’associé décédé… Il est donc d’usage de compenser les effets de l’assurance par une autre assurance, communément appelée « risque fiscal ». Les montants garantis sont-ils adaptés ? Sont-ils suffisants ? Si ce risque et lui seul a été prévu, que restera-t-il à la famille pour faire face à la nouvelle situation… D’un autre côté, prévoir des capitaux plus importants que nécessaire s’avère très coûteux, car les primes sont versées à fonds perdus.

 


Information et stratégie retraite

Si un tel bilan est une réponse aux préoccupations immédiates sur les risques lourds, il doit aussi permettre d’anticiper la différence de revenu en retraite et d’imaginer des stratégies et des solutions.

Le bilan pourra répondre aux questions primordiales « ma retraite, quand et combien ? » en fonction des acquis et de projections sur l’avenir. L’information a largement évolué depuis quelques années avec l’envoi systématique de relevés de carrière par les caisses de retraite. A partir de 55 ans, une estimation des retraites permet de se faire une première idée du niveau de revenus futurs. Mais cette estimation ne prend pas en compte les objectifs personnels, la situation du conjoint, et de nombreux autres paramètres. Elle arrive également un peu tard pour préparer une stratégie de complément de revenus.

Si les caisses de retraite peuvent parfaitement répondre aux questions d’années incomplètes ou de date de départ en retraite, un conseil plus complet est nécessaire pour synthétiser les prestations des différents régimes cotisés, y compris les facultatifs. Il pourrait être plus intéressant de terminer sa carrière en cotisant à tel ou tel régime, de s’arrêter dès que possible et de bénéficier du cumul emploi-retraite, d’optimiser la retraite de son conjoint…

 


Quels que soient l’âge, le statut et la situation, un bilan de sa protection sociale est donc indispensable. Il permettra d’avancer plus sereinement pour mener à bien vos projets.

 


Dominique PINCÉ
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