Amélioration du marché du poireau

Amélioration du marché du poireau

Les épisodes de gel puis de dégel limitent les volumes mis en marché au mois de février d'après une étude Agreste. Le froid glacial relance la demande. Le marché s’active et les prix dans ce contexte augmentent. Au mois de février, l’indice des prix à la production du poireau est en nette hausse : + 28 % par rapport à celui de l’an passé et + 17 % par rapport à celui de la moyenne quinquennale à la même période.

Amélioration du marché du poireau

Un marché actif mais contrasté entre les régions

La campagne du poireau primeur est correcte, les prix sont restés fermes dans un marché correctement orienté. L’équilibre entre offre et demande est trouvé et la commercialisation du poireau est sereine.

Les demandes restent présentes dans un marché perturbé par la crise liée à E.Coli. Le poireau primeur semble moins pénalisé par ce problème. Avec l’entrée en campagne des autres pays producteurs, l’activité s’essouffle notamment à l’export. Certains producteurs ont limité les arrachages.

Pour autant, le marché a été déséquilibré entraînant une baisse des prix. Le marché sera ensuite diversement orienté en lien avec les conditions climatiques.

Dans un premier, temps les arrachages précoces et les stocks permettent d’honorer les commandes. Les prix haussiers se maintiennent à un niveau élevé durant tout le mois de février. La situation des régions est toutefois contrastée. L’Ouest semble bénéficier d’un marché actif assorti d’une faible concurrence des régions pénalisées par le gel. L’indice de prix à la production du mois de février est en hausse : + 28 % par rapport à celui de l’an passé et + 17 % par rapport à la moyenne quinquennale du même mois.

Amélioration du marché du poireau

Les arrachages se poursuivent en Bretagne, région épargnée par le gel

Surface : 5 300 ha (- 4 %)

Les surfaces en poireau seraient en recul par rapport à celles de l’an passé. Les surfaces devraient être stables dans le Sud-Est et le Sud-Ouest. Dans les trois autres bassins, les surfaces seraient en diminution. L’Ouest et le Centre-Ouest sont les deux principaux bassins et représenteraient près de 60 % du total des surfaces nationales cultivées pour le poireau.

Production : 155 milliers de t (- 3 %)

En lien avec la baisse des surfaces, la production du poireau pour l’ensemble de la campagne devrait diminuer. Les températures glaciales des quinze premiers jours de février ont nettement limité les rendements de fin de campagne sauf en Bretagne bénéficiant de températures plus douces.

Calendrier de production

L’annonce au mois de janvier, de températures très froides dès les premiers jours de février a incité à effectuer des arrachages précoces. Hormis la Bretagne, le gel a rendu difficile et parfois impossible les récoltes de poireaux. Les volumes sont donc limités d’autant que le dégel et la neige provoquent des dégâts sur les produits : épluchages plus importants et qualité insuffisante pour une vente en frais. Cette situation est profitable à la Bretagne, épargnée par les températures très basses, qui peut continuer à effectuer les arrachages. Les producteurs intensifient même leurs travaux d’extraction d’autant que le disponible dans les autres régions est insuffisant pour répondre aux commandes. Le pic de production s’est produit en janvier avec un volume dépassant les 22 milliers de tonnes de poireaux.

Source Conjoncture Agreste

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