Année mitigée pour la première coopérative légumière française, dans le Finistère

Année mitigée pour la première coopérative légumière française, dans le Finistère

La Sica de Saint Pol-de-Léon (Finistère), première coopérative légumière française, a fait état mardi d'un chiffre d'affaires en hausse de 8% en 2015, à 200 millions d'euros, encore loin cependant du niveau de 2013, en raison d'un hiver doux et d'une saison compliquée en échalotes et horticulture d'ornement.

Notre drame, c'est la saison d'hiver actuelle où le temps doux a hypothéqué le revenu, notamment sur le chou-fleur et l'endive", a expliqué Jean-François Jacob, président de la coopérative, lors d'une conférence de presse. "C'est dommage parce que véritablement on avait besoin dans les campagnes d'avoir un peu plus de revenus", a-t-il ajouté.

Le chiffre d'affaires de la branche légumes a augmenté de 11% à 165 millions d'euros, dont plus de la moitié provient du chou-fleur et de la tomate.

Les choux, les tomates, l'endive, le bio et la pomme de terre ont connu une saison correcte dans l'ensemble, sauf au cours des trois derniers mois de 2015 en raison de températures nettement supérieures aux normales saisonnières, qui ont engendré une forte avance en culture.

Les producteurs d'échalotes traditionnelles ont par ailleurs une nouvelle fois souffert en 2015 de la concurrence des produits commercialisés en tant qu'échalotes, alors qu'il s'agit en fait d'oignons.

"En deux ans, on a perdu 90% du chiffre d'affaires" pour les échalotes, a expliqué Marc Kerangueven, secrétaire général de la Sica. Le chiffre d'affaires de cette production a été de 2 millions d'euros, avec un prix moyen de 8 centimes le kilo, soit un niveau particulièrement bas. Quelque 2.700 tonnes d'échalotes avaient été déversées le 14 janvier sur la voie publique à Morlaix lors d'une action d'agriculteurs en colère. Quelque 350 producteurs d'échalotes  adhérent à la Sica.

La production horticole de la Sica, premier groupement horticole français, a reculé pour sa part de 5%, à 35 millions d'euros, en raison d'un marché du végétal en pleine mutation.

Au-delà des ces difficultés, la Sica a également pâti de la fermeture des frontières russes à l'export. Cela "a été très préjudiciable pour nous, dans la mesure où 20% de nos exportations étaient à destination de la Russie", a expliqué M. Jacob.

La Sica, dont le siège se trouve à Saint Pol-de-Léon (Finistère), emploie quelque 120 salariés et compte près de 900 exploitations et 1.100 producteurs adhérents.

 

Source AFP

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