Cerise : potentiel inférieur à la moyenne quinquennale

Cerise : potentiel inférieur à la moyenne quinquennale

Au 1er juillet 2012, le potentiel de production de cerises diminuerait de 29% par rapport à celui de 2011 et de 26 % si on compare au cinq dernières années.

Cerise : potentiel inférieur à la moyenne quinquennale

Production 2012 prévue nettement inférieure à celle de 2011

Au 1er juillet 2012, la production de cerises est estimée en baisse de 29 % par rapport à l’an passé et de 26 % par rapport à la moyenne quinquennale. Sur le plan national, les intempéries de mai et juin, durant la récolte, provoquent l’éclatement des fruits aussi bien des variétés précoces que des variétés tardives, obérant ainsi fortement le potentiel de récolte.

En Rhône-Alpes, la production est estimée en nette diminution, - 40 % comparée à 2011. La floraison des cerisiers s’est déroulée dans des conditions climatiques défavorables, froides et humides. La nouaison a été irrégulière selon les zones. En mai, les précipitations ont amputé la récolte des variétés Burlat. Les précipitations de juin touchent aussi les variétés tardives et causent des éclatements et le pourrissement de certains fruits.

En région PACA, les surfaces en production seraient en légère progression. Les précipitations ont nui à la fécondation et ont provoqué des chutes physiologiques. Puis, les variétés précoces sont fortement touchées par les intempéries de mai.

En Languedoc-Roussillon, l’excès de précipitations en mai et juin a provoqué l’éclatement des fruits dans tous les départements, rendant ces derniers non commercialisables. Le tri a été long et coûteux. Le potentiel de production chute de 27 % en un an. Rappelons que ce potentiel avait été prometteur en début de végétation dans le Roussillon suite à une bonne floraison mais avait été réduit d’emblée dans le Gard en raison de coulures.

En Midi-Pyrénées, après une très bonne floraison, les intempéries de début mai compromettent la récolte des variétés précoces (Burlats). Puis en juin, les précipitations affectent les variétés tardives. La production est ainsi revue à la baisse depuis la dernière prévision et chute de près de 60 % comparée à la moyenne 2007-2011.

Cerise : potentiel inférieur à la moyenne quinquennale

Marché fluide du fait d’une offre réduite

L’offre, en début de campagne, est limitée par les précipitations printanières importantes et est inférieure à la demande. Les cours sont par conséquent assez soutenus (+ 15 % comparé à la moyenne des cinq dernières années). Début juin, la demande se montre plus sélective et se tourne vers les produits les plus qualitatifs. A partir de la mi-juin, les variétés de cerises tardives à chair ferme prennent de l’importance. Mais l’offre est restée limitée, permettant le maintien des cours. Ils se situent bien au-dessus de la moyenne quinquennale (+ 26 %). En fin de mois, la production se cantonne au Val de Loire et monts du Lyonnais.

En début de campagne 2011 (mai), le produit a été déclaré en crise conjoncturelle par le Réseau des Nouvelles des Marchés. Les cours démarraient bas par rapport aux historiques, inférieurs de 31 % par rapport à la campagne passée et de 18 % par rapport à la moyenne quinquennale. L’offre de Burlat se développait en mai, en avance par rapport à 2010. Les fruits étaient de qualité mais les calibres en général petits, ce qui a eu pour effet de peser défavorablement sur les cours. De plus, un afflux important de fruits déséquilibrait le marché. Les principales régions de production entraient en même temps en production avec des fruits mûrs évoluant rapidement, suite aux températures exceptionnellement élevées de mai. La demande était pourtant soutenue, notamment à l’exportation. En juin, l’offre se repliait suite aux précipitations survenues notamment en Provence, permettant une petite amélioration du marché. Les cours, bien qu’en voie de stabilisation, restaient toujours en dessous de la moyenne quinquennale de 6 %. Ce n’est qu’en toute fin de période que le marché a retrouvé un équilibre.

Source Agreste Conjoncture

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier