Corrèze : 150 pomiculteurs réunis vendredi pour manifester leur colère

Anne Sophie LESAGE

Corrèze : 150 pomiculteurs réunis vendredi pour manifester leur colère

Environ 150 producteurs de pommes se sont réunis vendredi, en Corrèze, sur la parcelle de pommiers saccagée par une action "anti-pesticides" de l'organisation GAAPA. Ces 1.700 pommiers ont été sectionnés dans la nuit de lundi à mardi.

Les petits arbres d'environ 1,20 m, plantés récemment, ont été sectionnés dans la nuit de lundi à mardi, sur une parcelle de Concèze de plus d'un demi-hectare, à 35 km de Brive. Le préjudice s'élèverait à "plusieurs dizaines de milliers d'euros", selon une première estimation citée par l'association Pommes du Limousin. Les auteurs des faits, le Groupement d'Actions Antipollution et Pesticides Agricoles (GAAPA) ont laissé sur place des panneaux portant "des revendications anti-pesticides", et "remplis de fautes d'orthographe", selon une porte-parole de l'association, qui s'interroge sur les motivations réelles de l'acte, "soi-disant écologistes ou de malveillance". 

L'arboriculteur victime, Alain Chignac, qui selon l'association est signataire d'une charte de "vergers écoresponsables" a porté plainte contre X auprès de la gendarmerie, chargée de l'enquête. Pommes du Limousin, qui dit regrouper 280 producteurs et quatre coopératives fruitières, entend porter plainte à son tour dans les prochains jours. Dans un communiqué, Pommes du Limousin a dénoncé un "acte de délinquance ignoble et inacceptable", un possible acte de "terrorisme écologique", d'autant plus incompréhensible que les jeunes pommiers "n'avaient jamais été traités" et appartiennent à une variété résistante à la tavelure, la principale maladie du pommier, et à ce titre ne nécessitaient pas de pesticides. La Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), qui a apporté tout son soutien au producteur concerné, a déclaré qu'il s'agit d'un acte de "terrorisme environnemental" qui ne faut pas "laisser impuni". 

Le préjudice matériel pourrait dépasser les 30.000 €; une somme importante d’autant que l’agriculteur n’était pas assuré pour un tel risque.

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires