Des aides pour les légumiers « dès la semaine prochaine »

Des aides pour les légumiers « dès la semaine prochaine »

Le gouvernement promet des aides dès la semaine prochaine aux légumiers bretons les plus en difficulté face à l'effondrement des prix, suscitant aussitôt un appel au calme lancé par les représentants des producteurs.

La colère gronde à l’Ouest comme à l’Est

Ce sont les légumiers bretons qui ont poussé le premier cri de colère avec l'incendie la semaine dernière du centre des impôts et de la mutualité agricole à Morlaix (Finistère). Mais depuis, les actions se multiplient, d'ouest en est dans le pays. Stéphane Le Foll, qui réunit vendredi l'ensemble de la filière fruits et légumes, a d'ailleurs promis que les aides pourront bénéficier à d'autres productions et dans toutes les régions. En Lorraine ce sont des exploitants ont allumé de dizaines de feux de paille symboliques pour attirer l'attention des pouvoirs publics.  

Face au feu qui couve, la FNSEA, essaie de reprendre l'initiative: son président, Xavier Beulin, demande rendez-vous au Premier ministre Manuel Valls et à la veille de réunir ses fédérations jeudi à Paris.  "Le coup de colère d'agriculteurs du Finistère nous interroge tous", écrit M. Beulin qui évoque "l'exaspération qui grandit" dans une lettre à M. Valls.

"Dès la semaine prochaine ces exploitations seront aidées", "on mettra les moyens nécessaires pour régler les problèmes", a assuré Stéphane Le Foll à l'issue d'une réunion de plus d'un heure et demie avec des représentants des producteurs. Aucune enveloppe prédéfinie n'est dégagée, a-t-il toutefois indiqué.

Appel au calme

Face à l'exaspération et à la colère qui monte dans les campagnes, les légumiers bretons, attendaient beaucoup de cette réunion au ministère.  A sa sortie, leur représentant, Jean-François Jacob, patron de la Sica de Saint-Pol de Léon (premier groupement français de producteurs de légumes) a de suite donné le ton: "Nous avons des solutions, je suis rassuré" a-t-il confié en appelant ses troupes au calme.

"Oui nous avons peur que ça s'embrase dans les campagnes, il y a de la détresse. Mais nous avons un dispositif pour les aides, il faut que tout le monde garde son calme", a-t-il ajouté dans un esprit d'apaisement   "Je suis confiant", "mais nous serons vigilants", a-t-il prévenu.

Trois niveaux de soutiens

Dans le détail, les solutions mises sur la table par Stéphane Le Foll sont de trois niveaux.

D'abord demander à la Commission européenne "d'étendre la liste des produits éligibles" aux aides de soutien face à l'embargo russe, afin d'intégrer les productions bretonnes comme chou-fleur, artichaut et brocoli qui en étaient exclus depuis le début. Cette proposition sera soumise lundi au conseil des ministres européens de l'Agriculture à Milan.

Stéphane le Foll  souhaite également des mesures de soutien au marché comme des retraits de marchandises ou la recherche de nouveaux clients pour désengorger le marché et juguler la chute des cours.

Localement et "à court terme", les préfets de région devront évaluer la situation des exploitations "les plus en difficulté" afin de les aider "dès la semaine prochaine", sous forme de soutien à la trésorerie mais aussi prises en charge de cotisations sociales, remboursements et exonérations de taxe sur le foncier non bâti.

Enfin, le ministre a promis qu'à moyen-terme ses services se donneront "les moyens" de rendre les contrôles "à la fois efficaces et acceptables" alors que les agriculteurs se disent étranglés par les contraintes réglementaires et environnementales, source de friction et de tensions

Source avec AFP

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Commentaires 4

ibra

nous sommes le 1 octobre le feu est éteint et on ne voit rien de pondu chez le foll. attention danger

la quuenelle

Faut-il passer par la case violence pour être enfin entendu? Alors que les producteurs de porcs sont dans une crise qui dure depuis 2008,nos Euro-Députés ne trouvent pas meilleure solution que de faire un embargo envers la Russie. Qui en subit les conséquences? Pas eux bien entendu. Ce n'ait pas ces bureaucrates qui continuent à percevoir leurs très gros salaires sans se soucier que derrière cela les légumiers et les éleveurs de porcs meurent à petit feu. De plus cela implique des pertes d'emploi dans toute la branche agro-alimentaire.

petit agri

Les aides sont là comme un pansement sur une jambe de bois, ca ne sert à rien car le fond du problème reste et restera identique: il faut les charges sociales identiques mais également les meme homologations de produits de façon a se battre avec les memes armes au sein de l'Europe. De plus les consommateurs doivent etre mis au courant de la viande aux hormones et des techniques d'élevage qui sont beaucoup plus industrialisées que La FERME des MILLES VACHES qui pour eux ne leurs arrive pas à la cheville. Bon courage pour cette lutte .

acid

ah c'est beau la politique on oblige les gens a foutre le feu ( au propre comme au figuré) pour ne pas crever , et quand on se rends compte que le feux risque de s etendre plus vite qu'un ne le pensais , on met une bonne rasade d'eau
allez paysan on veut donne la gamelle , on vous garde la tete hors de l'eau pour que vous produisiez a bon compte

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