Embargo russe : l'UE débloque 125 M€ pour aider les maraîchers

Embargo russe : l'UE débloque 125 M€ pour aider les maraîchers

La Commission européenne annonce, ce lundi 18 août, le déblocage de quelque 125 millions d'euros pour soutenir le secteur maraîcher et arboricole de l'Union européenne, frappé par l'embargo russe d'un an sur les produits alimentaires occidentaux.

Ces mesures de soutien du marché via des retraits indemnisés de produits concernent les carottes, tomates, choux blancs, poivrons, choux-fleurs, concombres, cornichons, champignons, pommes, poires, fruits rouges, raisins de table et kiwis,  précise la Commission dans un communiqué. Le dispositif prévoit d'accroître de 5 à 10% le volume des produits pouvant être retirés des marchés et d'indemniser les producteurs à hauteur de 50% à 100%, selon que le produit est commercialisé sous une autre forme, n'est pas récolté ou est distribué gratuitement.

"Le budget prévu est de quelque 125 millions d'euros" a précisé dans un point de presse le porte-parole de la Commission pour l'agriculture, Roger Waite. "L'idée est de réduire les quantités mises sur le marché pour que les prix ne chutent pas à un niveau de crise", a-t-il relevé.

"Tous les cultivateurs des produits concernés, qu'ils appartiennent ou non à des organisations de producteurs, seront éligibles", a pour sa part précisé le commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos

Du 18 août à la fin novembre

Une fois formalisées, d'ici quelques semaines, les mesures s'appliqueront de manière rétroactive à partir du 18 août et resteront en vigueur jusqu'à fin novembre. Grands fournisseurs de légumes périssables et de fruits à la Russie, la Pologne, la Lituanie, la Belgique et les Pays-Bas seront les principaux bénéficiaires de ce soutien, a précisé une source européenne.

La Commission a décidé de recourir à ces mesures d'urgence "en raison de l'absence de débouchés alternatifs pour les produits périssables concernés, frappés par l'embargo "en pleine saison de récolte". Elles seront financées via une réserve de crise de plus de 420 millions d'euros par an,

La Commission a indiqué qu'elle "n'hésiterait pas à soutenir d'autres secteurs", notamment fromages et viandes, frappés par l'embargo.

"Le plan A consiste à trouver des marchés alternatifs" aux débouchés russes, a toutefois souligné une source européenne. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont  également décidé d'entamer des démarches diplomatiques pour convaincre les pays tiers - Amérique latine, Égypte ou Turquie notamment - de ne pas tenter de profiter de l'aubaine pour rafler les marchés russes.  

D’autres mesures avaient été prises la semaine dernière pour soutenir le marché des pêches et nectarines  ( Pêches et nectarines : le détail des mesures de soutien aux producteurs )

Source avec AFP

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