Fraise : la protection intégrée est en marche

La protection intégrée intéresse de plus en plus de fraisiculteurs. Si elle présente encore des difficultés de mise en oeuvre pour les producteurs, les travaux d'expérimentation rendent de plus en plus concrets ses espoirs d'utilisation. Les difficultés rencontrées avec la protection chimique (disponibilité insuffisante de substances actives et manque d'efficacité de produits phytosanitaires, délais de rentrée, risques de résidus…), le développement des productions sous serre et en hors-sol, l'arrivée de nouveaux auxiliaires et de techniques alternatives, la motivation des producteurs et l'attente commerciale et sociétale des démarches environnementales sont autant de facteurs d'évolution de la protection intégrée du fraisier. Pourtant, la tâche n'apparaît pas simple au départ avec notamment une diversité des problèmes phytosanitaires.
Au final, malgré des difficultés de mise en oeuvre, la protection biologique intégrée permet d'obtenir, dans certaines situations, des résultats positifs et efficaces. Il est toutefois nécessaire de maîtriser les coûts et de fiabiliser l'efficacité avec la poursuite d'expérimentations, l'approfondissement de connaissances fondamentales (biologie ravageurs-auxiliaires) et le développement d'autres méthodes alternatives, notamment contre les maladies aériennes du fraisier. Il s'agit là de thèmes débattus dans le cadre du groupe de travail d'expérimentateurs protection intégrée, animé par le Ctifl pour faire le point des essais mis en place à l'échelon national.
Lire notre dossier sur Réussir Fruits & Légumes n° 113

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