Le sapin de Noël ne connaît pas la crise

Le sapin de Noël ne connaît pas la crise
L'intérêt pour le sapin artificiel progresse (DR)

Le sapin de Noël devrait, cette année encore, trouver sa place dans près d'un foyer sur quatre en France, faisant ainsi figure d'exception en période de serrage de ceinture pour les familles à l'approche des fêtes de fin d'année.

"Le sapin du mois de décembre est un achat unique et incontournable pour les Français. On n'imagine pas faire des cadeaux ou fêter Noël sans sapin. C'est un élément fédérateur", explique Frédéric Naudet, président de l'Association française du sapin de Noël naturel (AFSSN). "On sait qu'il y a effectivement des restrictions de budget dans les ménages, mais ils préfèrent réduire les dépenses pour les cadeaux plutôt que de se passer de sapin", ajoute-t-il.

Pour preuve, le marché du sapin de Noël était déjà en légère expansion en 2012, malgré un pouvoir d'achat en berne. Près de 6,3 millions de foyers ont opté pour un conifère en 2012, soit 23 % des foyers. Un marché qui a généré un chiffre d'affaire estimé à 160,1 millions d'euros, pour un prix moyen du sapin à 25 euros. Cette année, les professionnels s'attendent à une tendance similaire.

Le sapin artificiel a la cote...

Pour autant, si le marché ne varie pas sensiblement en volume, de nouveaux usages commencent doucement à apparaître. En premier lieu, l'intérêt pour le sapin artificiel progresse. Bien que mineur dans les ventes, ce dernier a la cote auprès d'un public plus jeune, plus modeste et souvent célibataire qui considère le sapin de Noël davantage comme un objet de décoration, aux formes design.

Ces sapins s'achètent plutôt dans les grandes surfaces, et même de plus en plus dans les magasins de bricolage. Près de 1,1 million de sapins artificiels ont ainsi été vendus en 2012 (soit une hausse de 0,2% par rapport à 2011), pour un marché estimé à 25,8 millions d'euros.

Bientôt un label rouge

Le sapin naturel reste toutefois la norme, représentant 83,5% des achats en 2012. Le Nordmann demeure leader sur le marché, avec ses aiguilles d'un vert sombre qui ne piquent pas. Suit l'épicéa, son grand concurrent, qui dégage une bonne odeur de pinède.  

Contrairement aux idées reçues, le sapin naturel est produit en culture, et non coupé dans les forêts. "On plante, on cultive, on entretient, on taille. Hors de question d'aller couper un arbre au hasard dans les bois. C'est tout un travail!", assure M. Lamby, vendeur à Rungis. "On s'efforce d'expliquer aux consommateurs que le sapin naturel a une empreinte écologique faible", ajoute-t-il.

Le "made in France" est également à la mode, en concurrence directe avec le sapin danois. Pour favoriser cet état d'esprit, plusieurs producteurs se sont rassemblés pour réfléchir à un Label rouge, signe de qualité, pour le sapin naturel français. "Un groupe de travail a été créé, mais nous n'en sommes qu'aux prémices", précise Marc Gueguen, responsable recherche et développement pour la chaîne de jardineries Truffaut.

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