Les exploitations maraîchères connaissent une embellie sur les prix et le revenu en 2012

Les exploitations maraîchères connaissent une embellie sur les prix et le revenu en 2012

En cumul sur les trois dernières années, le résultat courant avant impôts (RCAI) moyen par actif non salarié des exploitations productrices de légumes et de fleurs progresse de 11 %.

Le RCAI s'élève à 24 900 euros en 2012, niveau quasiment identique à celui de 2006. Cette amélioration concerne surtout les exploitations maraîchères : 36 800 euros par actif non salarié en 2012, soit + 23 % en cumul triennal. Au sein de cette orientation, les situations conjoncturelles diffèrent selon les produits. Globalement, le volume de la production de légumes recule de 1 % en 2012 et les prix de l’ensemble des légumes augmentent de 12 %. Après la mauvaise année 2011, consécutive à la crise de la bactérie E. Coli, la production de concombres se redresse de 21 % en valeur.

Pour les tomates, les volumes récoltés se replient de 3 %, à la suite de maladies affectant les cultures sous serre. Mais la faible concurrence des produits espagnols et portugais favorise les prix, en hausse de 22 %. Les légumes d'été à cuire bénéficient d'une demande soutenue. La carotte, voit de ce fait son prix croître de 30 %, malgré des volumes plus importants. En revanche, la situation de la courgette est très dégradée. La réduction des surfaces de plein air provoque un net recul des quantités produites. Les prix perdent cependant 8 %, en lien avec la faible demande estivale. Au final la production en valeur chute de 20 %. La situation des légumes d'hiver s'améliore. Les prix des poireaux et des choux-fleurs se redressent après deux années de baisse. Les quantités de poireaux récoltées sont quasiment stables, celles de choux-fleurs sont en léger repli. La production en valeur de ces produits s'accroît : respectivement + 29 % et + 19 %.

Les charges d’approvisionnement progressent globalement de 3 % en valeur. Cette progression provient en grande partie du coût des produits énergétiques dont les prix progressent de 13 % et des semences. La légère baisse des dépenses en engrais (- 2 %) joue un effet modérateur.

La hausse de la valeur de la production explique l'amélioration du résultat courant avant impôts des exploitations maraîchères en 2012. Ce dernier atteint un de ses meilleurs niveaux depuis le début des années 2000. Il est toutefois inférieur de 12 % au revenu moyen de l'ensemble des moyennes et grandes exploitations.

maraichage

Source Agreste

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