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Les maladies relâchent la pression

Maude Le Corre

Les maladies relâchent la pression
Les maladies ont globalement épargné les vergers français cette année, même la tavelure sur pommier. - © Franck Petit

Les pressions des principales maladies ont été maîtrisées sur la plupart des espèces malgré un printemps pluvieux. La pression des ravageurs a elle été globalement plus forte qu'habituellement, à la suite de l'été chaud.

Au sommaire de ce dossier :

- Des pucerons sur pomme mais monis de tavelure

Avec le printemps pluvieux, la pression de la tavelure était une crainte en pommier. Ce sont finalement les insectes qui ont donné le plus de fil à retordre : pucerons, carpocapses et tordeuses de la pelure ont apprécié les températures chaudes de l'été.

- Une année à tavelure pour la poire

La poire est passée entre les mailles de ses ravageurs et pathogènes. Seules des attaques de tavelure ont entaché la récolte des variétés sensibles dans le Sud-est.

- Les mouches et tordeuses s'imposent en pêche

Les températures douces du printemps et chaudes de l'été ont particulièrement profité à la tordeuse orientale, à la cératite ou aux pucerons, sans pour autant que les producteurs de pêches et nectarines se trouvent dans des impasses.

- Une année en ECA en abricot

Pour l'abricot, l'année 2016 a été marquée par des dégâts parfois importants de maladies secondaires. Les ravageurs ont peu affecté la récolte, sauf la cératite sur les variétés tardives.

- Suzukii fauche la cerise

La campagne cerise a été écourtée. Les très fortes pressions de D. suzukii sur tous les bassins de production ont obligé une partie des producteurs à abandonner leur récolte de variétés tardives alors même que des pertes avaient déjà été constatées plus tôt dans la saison.

- Année tranquille pour la prune

En prune de table, 2016 a été plutôt clémente sur le plan sanitaire. Certaines maladies ou ravageurs ont créé la surprise à l'approche des récoltes.

- PSA cède la place en kiwi

La bactérie PSA reste la principale problématique sur kiwi en 2016 mais les contaminations n'ont pas progressé dans le Sud-ouest. Des souches moins virulentes ou plus opportunistes ont été détectées dans la Drôme.

Printemps humide et frais, été chaud et sec, orages de grêle, 2016 a encore été une année particulière sur le plan climatique. Ces conditions particulières faisaient craindre le pire. Mais il a été évité. Les pressions des principales maladies ont été maîtrisées sur la plupart des espèces. Les conditions sèches de l'été dans la plupart des régions françaises ont défavorisé les maladies de conservation. A contrario, des maladies secondaires comme la rouille du prunier, le monilia fleur sur pommier ou la tavelure sur poirier ont trouvé des conditions propices à leur expression. La pression des ravageurs a été globalement plus forte qu'habituellement. Si le printemps pluvieux a perturbé certains cycles, l'été chaud les a accélérés. Pucerons, lépidoptères et mouches étaient donc au rendez-vous sans pour autant affecter fortement la récolte. Exception faite de Drosophila suzukii sur cerise, dont la pression et la difficulté de maîtrise a obligé une partie des producteurs à abandonner la récolte des variétés tardives.

Source Réussir Fruits et Légumes

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