Prix des fruits et légumes : les producteurs veillent !

Catherine Perrot

Jean-Luc Olivier, représentant de l’AOP concombres et tomates de France en région nantaise : « Nous restons vigilants sur les provenances des produits et sur les marges prises par les magasins ».
Jean-Luc Olivier, représentant de l’AOP concombres et tomates de France en région nantaise : « Nous restons vigilants sur les provenances des produits et sur les marges prises par les magasins ».

En région nantaise, les visites en magasin des producteurs révèlent pour l’heure que les chefs de rayons fruits et légumes jouent plutôt bien le jeu de la mise en avant de la production française.

Dans le cadre d’une action nationale de l’AOP Légumes de France, les producteurs de tomates et concombres de la région nantaise participent actuellement à des visites de magasins et à des relevés de prix. « Pour l’instant, dans les magasins que j’ai visités, c’était plutôt positif », explique Jean-Luc Olivier, producteur de tomates et concombres à Haute-Goulaine, en charge de la coordination de l’opération pour la région nantaise.
« Sur la présentation des étals, sur la provenance des produits et sur les échanges cordiaux avec les chefs de rayon, je n’ai rien à redire. Ça s’est vraiment bien amélioré depuis l’année dernière ! ». En septembre dernier, en effet, une opération similaire (mais plus musclée) avait montré un certain nombre de dysfonctionnements, avec des produits importés.
Certes, la même enseigne (Dia pour ne pas la nommer) avait encore cette année des tomates hollandaises (à 3 € le kg, quand les tomates françaises sont, en moyenne, à moins de 2 € !). Mais Jean-Luc Olivier préfère retenir les échanges cordiaux avec un chef de rayon d’un Super U, qui tente d’atteindre le 100 % français sur la tomate grappe (1).
« Pour notre région, le constat est donc plutôt positif, mais nous attendons de voir les retours des relevés dans les régions qui ne sont pas des zones de production. Là, les magasins risquent de ne pas jouer le jeu de la production française. »
En revanche, si Jean-Luc Olivier est plutôt satisfait sur la mise en avant des produits français, il reconnaît que le climat est très morose pour ce qui concerne les ventes et les prix : « Nous en avons discuté avec Laurent Bergé, le président de l’AOP concombre et tomates de France, et nous faisons tous le même constat : en ce moment, on ne vend rien ! »
Plusieurs effets néfastes se conjuguent : la météo fraîche, les budgets serrés des ménages (qui apparemment préfèrent se « priver » de légumes, pourtant bien peu chers !), et une arrivée importante de tomates sur le marché (liée à une bonne floraison aux beaux jours de mars). Sur le plan européen, Jean-Luc Olivier constate que les producteurs hollandais et espagnols continuent de casser les prix, eux aussi pour écouler une marchandise abondante.
Dans les jours qui viennent, les producteurs de tomates et concombres vont se retrouver pour faire le point sur les visites de magasins, et vont peut-être envisager des actions de communication pour tenter de relancer la consommation de leurs produits.

 (1) Certains producteurs du sud de la France peuvent produire des tomates en hiver. 

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