Un projet de cahier des charges "échalote traditionnelle"

Un projet de cahier des charges "échalote traditionnelle"

L'Inao (Institut national des indications géographiques protégées) a donné un avis favorable à un projet de cahier des charges "échalote traditionnelle", un premier pas vers une reconnaissance européenne salué par les producteurs d'échalote traditionnelle français.

La spécialité traditionnelle garantie

Un projet de cahier des charges "échalote traditionnelle"

La spécialité traditionnelle garantie est un signe européen qui existe depuis 1992 et assure au consommateur que le produit est bien issu d’une recette traditionnelle. Elle n’a pas d’ancrage géographique et peut donc être produite par tout opérateur européen conformément au cahier des charges de la STG enregistré par la Commission européenne pour le produit concerné.

Dans un communiqué l'Inao annonce avoir donné cet avis favorable à la "Spécialité traditionnelle garantie" le 13 octobre. Le cahier des charges a été transmis au ministère de l'Agriculture qui transmettra ensuite à son tour à la commission européenne en attente d'une validation.

 L'échalote traditionnelle est plantée en bulbes, à la main, et récoltée de même tandis que la version hybride néerlandaise est semée et récoltée mécaniquement avec des coûts de 30% moindres, pour une vente dans le commerce en France quasiment au même prix. "A la cuisson, l'échalote traditionnelle a une bonne tenue et devient plus douce. On peut la déguster cuite au four ou confite. Après cuisson, elle se différencie par sa douceur et son fondant ainsi que par l'intensité de ses arômes en bouche qui présentent des saveurs sucrées et de caramel", explique l'Inao.

 "L'intérêt de la STG c'est non seulement d'avoir une protection au niveau français mais aussi européen", explique Pierre Bihan-Poudec, président de la section nationale échalote. La section nationale avait déposé la demande de STG en 2007 à l'issue d'une guerre entamée dans les années 1990 par les producteurs bretons contre les hybrides néerlandais. Cet affrontement s'était soldé par une décision de la justice européenne qui avait autorisé en 2006 l'appellation échalotes pour les produits hybrides des Pays-Bas mais avec la mention "de semis" et non "traditionnelle", au grand dam des producteurs bretons qui ne voulaient pas qu'ils puissent utiliser le nom d'"échalote".

La production française d’échalote traditionnelle est de 45 000 tonnes par an et représente à elle seule plus de 80% de la production européenne. Les principales régions de production françaises sont la Bretagne et les Pays de la Loire (80% de la production nationale). On trouve également des petites productions dans l’Est, le Nord, le Sud Ouest de la France ou encore en Auvergne.

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